En Espagne, la diaspora vénézuélienne oscille entre soulagement et désillusion. L’annonce, samedi 3 janvier, de l’incarcération de Nicolas Maduro a suscité une vive émotion, vite tempérée par la froideur de Washington à l’égard de la cheffe de file de l’opposition, Maria Corina Machado, que Donald Trump a jugée « dépourvue de soutien et de respect dans son propre pays ».
« Il y a l’émotion de voir Maduro enfin soumis à la justice qu’il a refusée à tant de Vénézuéliens », reconnaît José Antonio Vega, coordinateur en Espagne de Vente Venezuela, le parti fondé en 2012 par Maria Corina Machado. Mais il tempère aussitôt : « Le démantèlement du régime est un processus complexe qui ne fait que commencer. » Prudent face aux déclarations du président américain, il insiste sur la légitimité du candidat de l’opposition à l’élection présidentielle de 2024, Edmundo Gonzalez Urrutia, aujourd’hui en exil à Madrid. « Nous regardons au-delà de la conjoncture, sans perdre de vue l’objectif : la liberté du Venezuela, note José Antonio Vega. Au fil des années, nous avons surmonté de nombreux obstacles et nous continuerons à le faire, malgré cette période de grande incertitude. »
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