Le court passage de Georges-François Leclerc, préfet des Bouches-du-Rhône à la poigne musclée et au verbe cinglant, a laissé des traces à Marseille. Mais personne ne pouvait soupçonner qu’une action de celui qui est devenu le 29 octobre 2025 directeur de cabinet d’Emmanuel Macron, allait a posteriori secouer la campagne municipale en cours. Le journal en ligne Blast a révélé, mardi 2 février, que le préfet Leclerc avait, quelques semaines avant son départ pour l’Elysée, adressé un signalement au procureur de la République de Marseille.
Dans ce courrier daté du 15 septembre 2025, accompagné, selon le média, de deux clés USB contenant des documents, le haut fonctionnaire dénonce de potentielles « infractions à la loi pénale et notamment de délits de favoritisme » qui auraient été commises par la Société publique des écoles de Marseille (SPEM).
La structure, créée et copilotée par l’Etat et la municipalité, gère la rénovation de 188 établissements scolaires à hauteur d’1,8 milliards d’euros, avec le soutien financier du plan Marseille en grand. Cette SPEM est présidée par le maire divers gauche, Benoît Payan, en lice pour sa réélection, et compte parmi ses administrateurs le préfet du département mais aussi la sous-préfète chargée du suivi du plan présidentiel.
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