Jusqu’au bout, l’union de la gauche hors La France insoumise (LFI) aura fait bloc derrière Emmanuel Grégoire (Parti socialiste, PS). Dimanche 29 mars, le numéro un de la liste victorieuse aux élections municipales a été officiellement élu maire de la capitale par le nouveau Conseil de Paris avec 103 voix sur 163. Soit exactement le nombre de conseillers élus au sein de la nouvelle coalition de gauche, la plus importante que l’hémicycle parisien ait jamais connu. Pour la première séance de la nouvelle assemblée délibérante de la capitale, représentants de la majorité comme de l’opposition sont restés dans le cadre attendu, donnant parfois l’impression d’une simple reprise des débats là où ils s’étaient arrêtés, avant la campagne municipale.
Au sein d’un Conseil comptant tout de même 55 % de nouveaux élus, l’une d’entre elles n’a pas manqué de se présenter en principale force de renouvellement ; à la tête du premier groupe LFI de l’histoire parisienne, comptant neuf élus dont huit néoconseillers, Sophia Chikirou, arrivée troisième du second tour avec 7,96 % des voix, a ainsi estimé que « dans cette assemblée, la seule nouveauté c’est nous, le Nouveau Paris populaire ». Dans le fond, celle qui n’avait pas retenu ses attaques contre Emmanuel Grégoire lors du débat d’entre-deux-tours, s’est positionnée en « opposante de gauche », prête à croiser le fer dans les six à sept années à venir – les prochaines municipales pourraient être décalées à 2033 pour éviter la concomitance avec la présidentielle.
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