Dans trois à quatre ans, « on aura plaisir à se donner rendez-vous place de la Concorde », la plus grande place parisienne, doublement classée, aujourd’hui vaste rond-point routier que tout le monde fuit. C’est l’ambition formulée par la paysagiste Anne-Sylvie Bruel, désignée, jeudi 27 mars, aux côtés de l’architecte du patrimoine Philippe Prost, lauréate du concours pour le réaménagement de la place de la Concorde. Sur l’image présentée par Anne Hidalgo, la maire socialiste de la capitale, de vastes pelouses sont accessibles au public, les anciens fossés, entourés de balustrades blanches, sont rendus à la pleine terre.
La symétrie du rond-point ovale, au milieu duquel trônent l’Obélisque et les deux fontaines, est conservée, mais les voitures, dont l’espace est considérablement réduit, ne circulent plus que d’un côté, là où débouchent les Champs-Elysées. Les vélos passent à l’est, le long des Tuileries. « Les bus ont leurs voies réservées », précise Ariel Weil, le maire (Parti socialiste) de Paris Centre, qui dit y avoir particulièrement veillé. Au total, près de deux tiers de la surface sont réservés aux piétons. Les cinq projets finalistes présentaient tous des places verdoyantes, avec moins de voitures, en soulignant les perspectives historiques. C’est un projet « audacieux, mais très humble » qui a été retenu, à la quasi-unanimité, a commenté Anne Hidalgo, et dont les travaux sont estimés entre 36 et 38 millions d’euros.
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