Entre les dessins d’enfants punaisés aux murs et les tapis de gym empilés dans un coin, deux ventilo-convecteurs ont récemment pris place dans les salles d’activités de l’école polyvalente Monceau, dans le 8ᵉ arrondissement de Paris. « Ça ressemble à une climatisation classique, mais l’air soufflé est refroidi par échange thermique avec un réseau d’eau glacée qui vient d’être installé », explique Maxime Dervin, chef des études et travaux énergétiques de la Ville de Paris, en montrant du doigt les tuyaux flambant neufs.
L’école, qui accueille près de 350 élèves de maternelle et de primaire, fait partie des six établissements scolaires sélectionnés pour être, pour la première fois, raccordés au réseau de froid parisien. Une alternative à la climatisation individuelle, qui émet deux fois moins de CO2 et 90 % moins de fluides frigorigènes – des gaz à effet de serre puissants – pour une efficacité énergétique deux fois supérieure. Et, comme il ne rejette pas d’air chaud, ce système ne renforce pas l’effet d’îlot de chaleur urbain. A l’inverse, les rejets thermiques de la climatisation classique généreraient une hausse de 2 °C de la température de l’air dans les rues concernées, d’après une estimation de la Ville de Paris.
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