A défaut d’être d’accord sur tout, le chancelier allemand, Friedrich Merz, et Emmanuel Macron ont fait front commun contre la Russie, vendredi 29 août, au moment où les velléités diplomatiques de Donald Trump entre Moscou et Kiev montrent une nouvelle fois leurs limites. Vladimir Poutine n’a « manifestement aucune volonté (…) de rencontrer le président [ukrainien Volodymyr] Zelensky, il pose des conditions préalables qui sont tout simplement inacceptables », a observé le chef du gouvernement chrétien démocrate, à l’issue d’un conseil des ministres franco-allemand, dans la préfecture maritime qui surplombe la rade de Toulon.
Si le sommet entre les présidents russe et ukrainien ne se tient pas avant lundi, à l’expiration du délai fixé par la Maison Blanche, « ça voudra dire que le président Poutine se sera joué du président Trump », a remarqué le chef de l’Etat français. « Ça ne peut pas rester sans réponse », a-t-il ajouté. Chacun de leur côté, MM. Macron et Merz prévoient d’ailleurs de s’entretenir par téléphone avec leur homologue américain pendant le week-end. Afin de contraindre M. Poutine à négocier, ils plaident pour accroître les sanctions, voire les droits de douane, à l’encontre de la Russie et des pays comme l’Inde ou la Chine, qui l’aident à contourner les mesures de représailles déjà en place.
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