Une fois toutes les actions sécuritaires mises en branle, que reste-t-il pour lutter contre la puissance persistante du narcotrafic dans les cités françaises ? Dans le quartier du Tonkin, à Villeurbanne, dans la métropole de Lyon, le volet prévention est pensé à travers un programme inédit, qui vise à déconstruire l’image du revendeur de drogue auprès des jeunes générations, en interrogeant la figure du caïd et de son argent facile.
Lancé en octobre 2025, l’ambitieux projet se déroule sur deux ans, dans les écoles, les centres sociaux et les rues de ce secteur, perclus de points de deal et théâtre de règlements de comptes liés aux guerres de territoires. L’idée ? « Aller au plus près de la population du quartier, écouter sa situation, partir de son regard, et porter le débat. Faire la morale, ça ne marche pas », expose Jérémy Flauraud. Il est le coordinateur de ce programme, issu d’un appel à projets lancé et financé à hauteur de 150 000 euros par la mission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictives (Mildeca), et complété par une subvention de 20 000 euros de la municipalité. Après des expérimentations à Sarcelles (Val-d’Oise), Lille et Loos (Nord), entre autres, Villeurbanne est la première des 15 villes concernées à mettre en œuvre la version complète du projet de la Mildeca.
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