Une victoire pour les opposants, un camouflet pour le concessionnaire Atosca soutenu par l’Etat et une décision majeure pour le droit environnemental. Jeudi 27 février, le tribunal administratif de Toulouse a annulé l’autorisation environnementale de l’A69, un chantier autoroutier de 53 kilomètres de long entre Castres et Toulouse. Trente et un ans après l’approbation de cette idée par le gouvernement, sept ans après la publication du décret de déclaration d’utilité publique et deux ans après le début des travaux, les travaux, déjà bien commencés, sont arrêtés.
« La juridiction a jugé en droit, sans tenir compte des pressions de l’Etat ou du concessionnaire sur l’impact financier d’une annulation », se félicite Alice Terrasse, une des avocates des collectifs anti-A69. « C’est incompréhensible et nous sommes en colère, répond Jean Terlier, député (Renaissance) du Tarn. Il y a eu de multiples référés. Et pourtant, jamais le tribunal administratif n’a signifié à l’Etat ou au concessionnaire qu’il y avait des irrégularités. La justice cède à des pressions politiques au lieu de s’appuyer sur une réflexion de bon sens pour désenclaver le sud du Tarn. »
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