- Le milliardaire sera entendu à huis clos sur ses liens passés avec le criminel sexuel.
- En février, le cofondateur de Microsoft avait déclaré que ses liens avec Jeffrey Epstein étaient une « énorme erreur ».
- Bill Gates a indiqué se réjouir de « l’opportunité d’apparaître devant la commission ».
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Il est « impatient de répondre aux questions de la commission ».
Le milliardaire Bill Gates sera entendu, mercredi 10 juin, par une commission du Congrès américain qui enquête sur l’affaire Epstein (nouvelle fenêtre), a appris l’AFP d’une source proche du dossier, confirmant des informations de Politico. L’audition se fera à huis clos et le cofondateur de Microsoft évoquera ses liens passés avec le criminel sexuel.
Un porte-parole du milliardaire a indiqué, dans un communiqué transmis à l’AFP, que Bill Gates se « réjouit de l’opportunité d’apparaître devant la commission »
et que « bien qu’il n’ait jamais assisté ou participé à aucun acte illégal d’Epstein »,
il est « impatient de répondre aux questions de la commission pour soutenir cet important travail ».
Un brouillon de courrier électronique
Fin février, Bill Gates avait déclaré que ses liens avec Jeffrey Epstein étaient une « énorme erreur »
(nouvelle fenêtre), admettant devant les membres de sa fondation avoir eu des relations extraconjugales avec deux femmes russes, mais niant toute implication dans les agissements du financier américain, décédé en prison en 2019 avant son procès pour crimes sexuels.
« Je n’ai rien fait d’illégal. Je n’ai rien vu d’illégal »,
avait alors tenu à préciser Bill Gates. Selon lui, sa relation avec Jeffrey Epstein a commencé en 2011, soit trois ans après que l’ex-financier eut plaidé coupable d’incitation à la prostitution d’une mineure. Un brouillon de courrier électronique de Jeffrey Epstein, publié par le ministère américain de la Justice dans la masse de documents (nouvelle fenêtre) provenant du dossier du même nom, évoque des relations extraconjugales de Bill Gates.
Dans ce message qui ne semble pas avoir été envoyé, Jeffrey Epstein se targue notamment d’avoir aidé « Bill »
à se procurer des médicaments pour « remédier aux conséquences de relations sexuelles avec des filles russes »
. La simple mention du nom d’une personne dans le dossier Epstein ne suppose aucun acte répréhensible a priori. Mais ces documents montrent à tout le moins des liens entre le criminel sexuel ou son entourage et certaines personnalités qui ont souvent minimisé, voire nié, l’existence de tels rapports.









