- Alexeï Navalny, mort en 2024, a bien été empoisonné dans sa cellule en Russie.
- Une enquête menée par cinq pays, dont la France, a permis de confirmer cette hypothèse.
- La mort de cet opposant politique rappelle des cas similaires perpétrés par les autorités russes.
Suivez la couverture complète
Mort d’Alexei Navalny, farouche opposant de Poutine
Samedi 14 février, les résultats d’une enquête réalisée par la France, le Royaume-Uni, les Pays-Bas, l’Allemagne et la Suède ont été dévoilés. Ils permettent d’établir que l’opposant politique russe Alexeï Navalny a bel et bien été empoisonné dans sa cellule en Russie, entraînant sa mort en février 2024.
Le poison employé était très particulier et extrêmement rare, car provenant d’une petite grenouille venimeuse originaire d’Équateur. Cette information ravive le souvenir de nombreux cas similaires. Alexeï Navalny avait notamment déjà été empoisonné en 2020 par les services russes en buvant un thé à l’aéroport de Tomsk, en Sibérie. Il était tombé dans le coma à la suite de cet empoisonnement.
En 2018, Sergueï Skripal avait été contaminé au Novichok, un poison beaucoup plus puissant que le gaz sarin et qui a été fatal à cet agent double en Angleterre. Alexandre Litvinenko, ex-officier du FSB, avait quant à lui été intoxiqué au polonium 210 à Londres, en 2006, et avait fini par rendre l’âme après vingt-trois jours d’agonie.
Le Kremlin utilise aussi des poisons à la fois pour tuer et envoyer un message à ses adversaires. Le leader de la révolution orange, Viktor Iouchtchenko, en avait d’ailleurs fait les frais en 2004, se retrouvant avec le visage défiguré à vie par la dioxine. La même année, Anna Politkovskaïa, journaliste critique du régime russe, avait été empoisonnée en buvant un thé avant d’être assassinée directement par balles deux ans plus tard. À noter que cette pratique des services russes remonte à 1921.










