• L’extrême droite allemande a remporté mardi la présidence de son premier Parlement régional depuis 1945, en Saxe-Anhalt.
  • Cette élection intervient un mois après une victoire écrasante dans les urnes contre les conservateurs du chancelier Merz.

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L’extrême droite allemande a remporté mardi la présidence de son premier Parlement régional depuis 1945, en Saxe-Anhalt, un mois après une victoire écrasante dans les urnes contre les conservateurs du chancelier Friedrich Merz, toujours plus impopulaire.

Lors d’un vote à bulletins secrets, 48 députés ont voté pour le candidat investi par l’AfD Tobias Rausch, 29 contre et 5 se sont abstenus, selon le décompte officiel. Cette majorité absolue, pour une assemblée comptant 83 sièges, est supérieure au niveau attendu, les 39 députés d’extrême droite n’ayant reçu publiquement le soutien que des cinq députés de la petite formation d’extrême gauche prorusse (BSW).  

Une première

Le président du Landtag désigné mardi a pour rôle de diriger les séances parlementaires, via le « Conseil des sages » qui fixe l’ordre du jour et débat des questions de procédure, ainsi que de s’occuper de l’administration de l’assemblée.

En décembre, la figure de proue régionale de l’AfD, Ulrich Siegmund, 35 ans, tentera d’obtenir la confiance de l’assemblée pour prendre la tête de l’exécutif régional. Celui-ci souhaite être élu par les députés dès le premier tour, à la majorité absolue. Il lui faudra pour cela compter sur au moins trois transfuges d’autres formations, bien que jusqu’ici aucun parti n’ait accepté de collaborer avec l’AfD.

Début septembre, l’AfD, un parti anti-immigration et prorusse, a manqué de peu la majorité absolue en Saxe-Anhalt, s’emparant de 39 des 83 sièges de son assemblée, loin devant les conservateurs de M. Merz. Des résultats inédits dans l’Allemagne d’après-guerre et un séisme pour le chancelier, dont la coalition avec les sociaux-démocrates peine à s’entendre sur les réformes. L’AfD a enchaîné avec une deuxième victoire en Mecklembourg-Poméranie occidentale (nord-est), un nouveau coup de tonnerre même si une coalition de gauche devrait finalement gouverner.

Au niveau de l’ensemble de l’Allemagne, le parti d’extrême droite a dépassé pour la première fois la barre des 30% dans un sondage publié lundi.

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