- C’est une obligation, pas assez respectée en France, qui augmente grandement les chances de retrouver son animal de compagnie perdu.
- L’efficacité du système de puçage des chiens ou des chats pourrait toutefois être améliorée, comme le montre ce reportage du JT de TF1.
Suivez la couverture complète
Animaux de compagnie
Seize millions de chats et dix millions de chiens vivent dans nos foyers mais combien disparaissent chaque année ? Des milliers, et beaucoup ne sont jamais retrouvés s’ils ne sont pas pucés. David, qui témoigne dans le reportage du JT de TF1 visible en tête de cet article, n’en revient toujours pas que son chat, disparu depuis trois mois, a été retrouvé à 30 kilomètres de son domicile.
Avec l’identification, vous êtes enregistré dans le fichier et votre animal vous est relié
Avec l’identification, vous êtes enregistré dans le fichier et votre animal vous est relié
Dorothée Dorée, directrice générale d’I-CAD
« On a reçu un appel. Il y a quelqu’un qui a déposé votre chat. Moi je ne le croyais pas, j’étais presque en larmes »
, confie David face à notre caméra. Son chat, caché dans une voiture électrique, a pu être retrouvé grâce à une puce. Cette sorte de carte d’identité de la taille d’un grain de riz est injectée à l’aide d’une seringue sous la peau de l’animal par un vétérinaire. Une obligation depuis 1999. « Avec l’identification, vous êtes enregistré dans le fichier et votre animal vous est relié »
, explique Dorothée Dorée, directrice générale de l’entreprise I-CAD (identification des carnivores domestiques).
Or, seules les mairies, les forces de l’ordre, les vétérinaires y ont accès au fichier national. Bien trop peu selon un responsable associatif interrogé par notre équipe, pour qui le système n’est pas assez efficace. « J’ai appelé un vétérinaire de permanence qui m’a dit qu’il n’avait pas que ça à faire et que ce n’était pas son rôle. Je ne comprends pas pourquoi certains vétérinaires ne le font pas »
, s’interroge Frédéric Bazin, président de l’association Mirani (alerte, entraide et retrouvailles des animaux perdus).
En effet, ce n’est pas une obligation pour des vétérinaires déjà débordés, mais un service que certains facturent parfois. « Ça peut représenter une contrainte parce que ça représente du temps d’accueillir la personne, de lire la puce, de se connecter sur I-CAD, de regarder les coordonnées, d’appeler plusieurs fois les propriétaires qui parfois ne répondent pas… »
, souligne Dr Natacha Dutertre, vétérinaire à la clinique de la Croix Coquet à Bernay (Eure).

Bien souvent, ce sont donc les policiers municipaux qui récupèrent les animaux égarés. « Essentiellement, on est appelé par des gens qui nous signalent qu’il y a un animal errant à tel endroit. On s’y rend et cet appareil nous permet de scanner la puce de l’animal »
, précise un agent au micro de TF1.
Mais là encore, beaucoup de communes ne sont pas en mesure de rendre ce service, faute de personnel et d’équipement nécessaire. À Bernay, en Normandie, où se poursuit notre reportage, la police municipale a récupéré 25 animaux l’année dernière. « Ça constitue une contrainte, parce que ça veut dire avoir des agents qui puissent être mobilisés et mobilisables pour s’occuper de ces animaux-là »
, indique Mickaël Pereira, adjoint au maire.
Une fois récupérés, les animaux sont ensuite placés en refuges, où leurs propriétaires peuvent les retrouver s’ils sont pucés. Peu de chances en revanche pour ceux qui ne le sont pas, et qui vont être proposés à l’adoption.











