La bataille présidentielle les divise, leur rejet de La France insoumise (LFI) pourrait les rassembler. La mort de Quentin Deranque, 23 ans, militant d’extrême droite lynché à Lyon, jeudi 12 février, par des individus soupçonnés d’appartenir au groupuscule antifasciste de la Jeune Garde, proche de LFI, a engendré une condamnation unanime des élus de Renaissance, du MoDem et d’Horizons. Les partis du bloc central mettent en cause la responsabilité du mouvement « insoumis » et de son chef de file, Jean-Luc Mélenchon, les accusant d’entretenir par leur rhétorique conflictuelle un climat propice à la violence politique.
« Le refus de la violence physique comme de la violence verbale vaut pour tout le monde, en tout temps, en tout lieu. Voilà peut-être ce qui nous sépare », a tonné, mardi 17 février, le premier ministre, Sébastien Lecornu, à l’Assemblée nationale. Le locataire de Matignon a intimé à LFI de « faire le ménage » dans ses « propos, [ses] idées, et surtout dans [ses] rangs ». Trois proches du député LFI Raphaël Arnault (Vaucluse), cofondateur de la Jeune Garde, ont été interpellés.
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