- L’organisme de gestion de l’enseignement catholique annonce le déménagement de l’établissement à l’été.
- Les élèves pourraient être scolarisés à la rentrée prochaine dans une commune voisine.
- De son côté, le secrétariat de l’Enseignement catholique assure qu’aucune décision n’est prise pour le moment.
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Violences et abus sexuels au collège-lycée de Bétharram
Bétharram, c’est (presque) fini. Le site sur lequel se trouve l’établissement au cœur d’un scandale de violences, dont des agressions sexuelles, s’apprête à « fermer »
ses portes, a déclaré ce jeudi sur RTL Pierre-Vincent Guéret, le président de la Fnogec, l’organisme de gestion de l’enseignement catholique. « Le mot Bétharram doit être envoyé aux oubliettes de l’Histoire »
, a-t-il insisté, estimant qu’en termes de calendrier, « la logique est qu’à l’été, il faut que ce soit fait »
.
Alors que Laurent Bacho, membre de la congrégation de Bétharram, assure que la décision de fermeture « n’est pas encore prise »
et fait encore l’objet de « pourparlers »,
le secrétariat de l’Enseignement catholique déclare de son côté qu’il n’est « pas question de fermeture » à ce stade.
« Le symbole doit disparaître »
Contacté par l’AFP, Pierre-Vincent Guéret précise que « derrière la notion d’établissement de Bétharram »
, qui a pris le nom de Beau Rameau en 2009, « il y a le symbole et l’établissement physique »
. « Le symbole doit disparaître »
car « vous ne pouvez pas porter un projet positif »
dans ces lieux, a-t-il ajouté.
Quant aux élèves ayant aujourd’hui cours sur le site, « la proposition, c’est de les scolariser à Igon »,
commune voisine des Pyrénées-Atlantiques, où existent une école primaire et un lycée en lien avec l’établissement, précise-t-il. D’après le président de la Fnogec, « vous pouvez fermer et quitter les lieux sans perdre un enfant, ni un enseignant, ni un employé »
.
L’accord du Vatican est nécessaire
Pierre-Vincent Guéret souligne que « la tutelle est internationale »
et que pour mener le projet à bien, « il faut que Rome donne son accord »
. La congrégation des Pères de Bétharram est en effet pilotée depuis Rome. « Si celle-ci ne s’engage pas, on les attaquera en justice
« , prévient-t-il. « La subtilité juridique du droit franco-italien ne doit pas être un obstacle à la construction d’un projet qui est faisable ».
La congrégation de Bétharram, qui dirigeait l’établissement béarnais au cœur du scandale, avait reconnu en mars 2025 sa « responsabilité »
dans les faits dénoncés par près de 250 plaintes individuelles, dont la moitié pour des agressions à caractère sexuel. Elle a confirmé en octobre l’indemnisation de toutes les victimes, de personnels religieux comme de laïcs, en commençant par celles d’agressions sexuelles.











