C’est dans l’adversité que se révèlent les vrais amis. Et parfois les plus inattendus. Lundi 31 mars, quelques heures après que le tribunal de Paris a prononcé une peine de cinq ans d’inéligibilité avec exécution provisoire contre Marine Le Pen, Farid Smahi fait le pied de grue devant le siège du Rassemblement national (RN), où la dirigeante du parti s’est réfugiée avec ses proches.
L’ancien membre du bureau politique du Front national fait partie de la cohorte de partisans de l’Organisation de l’armée secrète – qui avait mené des actions terroristes pour maintenir l’Algérie française –, de zélateurs du maréchal Pétain ou d’antisémites mis à la porte par Mme Le Pen à son arrivée à la tête de la formation à flamme, en 2011. Mais aujourd’hui à 71 ans, il ne lui en tient plus rigueur et est venu exprimer sa solidarité envers la fille de Jean-Marie Le Pen. Non sans un petit sentiment de revanche. « La dédiabolisation… tout ça pour ça », soupire-t-il avant d’appeler les Français à « aller dans la rue pour bloquer le pays ».
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