Un arrêté préfectoral interdit à Nantes « toute manifestation dans un périmètre situé entre le quai Henri-Barbusse et la rue de la Mitrie », une zone située dans le centre de Nantes, à partir de mercredi 18 février 15 heures jusqu’à jeudi 8 heures, selon un communiqué. Un hommage au militant nationaliste Quentin Deranque y est prévu par l’ultradroite mercredi soir, ainsi qu’une contre-manifestation par des antifascistes.
Il s’agit d’éviter « d’éventuels affrontements entre les participants au rassemblement déclaré intitulé “Hommage à Quentin” (…) susceptible de réunir certains profils issus de l’ultradroite et les participants d’une contre-manifestation annoncée par la mouvance antifasciste étudiante nantaise, non déclarée en préfecture », précise la préfecture de Loire-Atlantique. Les autorités mettent en avant « un contexte local marqué par des affrontements entre militants d’ultragauche et d’ultradroite ».
Sont également interdits le port et le transport d’objets « pouvant constituer une arme par destination » ; le port et l’utilisation d’artifices et d’articles pyrotechniques, ainsi que le transport de carburant dans des jerricans, bidons ou autres récipients, selon le communiqué.
Quentin Deranque, 23 ans, est mort la semaine dernière après son agression par plusieurs personnes cagoulées, en marge d’une conférence de l’eurodéputée Rima Hassan (La France insoumise, LFI) à Sciences Po Lyon, où il était venu assurer la sécurité d’un rassemblement militantes du collectif identitaire Némésis.
Une « bataille rangée » s’était déclenchée entre « membres de l’ultragauche et de l’ultradroite », selon une source proche du dossier, à la suite de laquelle le jeune homme s’était retrouvé isolé. Onze personnes ont été interpellées, dont l’assistant parlementaire d’un député de LFI.
Syndicat d’extrême droite
Ce mardi, c’est le préfet de la Haute-Garonne qui a interdit « les rassemblements revendicatifs » dans l’hypercentre de Toulouse, jusqu’à minuit. Un rassemblement avait été déclaré pour 19 h 30 devant le palais de justice, selon un communiqué du préfet rapporté par France Bleu Occitanie.
Avec le même objectif de « rendre hommage à Quentin », la section lilloise de l’Action française, appuyée par le syndicat étudiant La Cocarde – deux mouvements d’extrême droite –, avait annoncé mardi sur ses réseaux sociaux un rassemblement prévu pour mercredi à 19 heures, place Rihour à Lille. Selon La Voix du Nord, les organisateurs ont déclaré avoir sollicité la préfecture, qui n’avait pas interdit l’événement mardi après-midi.
Le même syndicat étudiant réclame également « Justice pour Quentin » à Rouen, où La Cocarde invite à un rassemblement jeudi 19 février devant le palais de justice de la ville, selon un communiqué publié sur les réseaux sociaux par la section rouennaise du syndicat étudiant. A ce stade, d’autres rassemblements sont prévus jusqu’à dimanche dans plusieurs villes de France comme Nice, Bordeaux ou Strasbourg.









