- Vendredi, un individu de 39 ans a fait feu sur plusieurs personnes à Trappes et La Verrière (Yvelines).
- Cinq ont été grièvement blessées et un homme de 26 ans est mort.
- Ce dernier, prénommé Pengo Bossio Wangi, était un combattant amateur de MMA.
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Depuis plusieurs heures, de nombreux hommages lui sont rendus et son visage revient en boucle sur les réseaux sociaux, dans une photo en noir et blanc notamment. Ce cliché, c’est celui d’un homme appelé Pengo Bossio Wangi. Âgé de 26 ans, ce dernier est la première personne à avoir été atteinte par les balles tirées en rafale par un individu circulant à bord d’une Renault Clio gris clair qui a été interpellé après son parcours macabre. Il n’a pas survécu.
Pengo Bossio Wangi a succombé à ses blessures. Il est mort square Pergaud, à Trappes, à l’endroit même où il avait été touché. Le tireur a fait par la suite cinq autres blessés, dont une enfant de 12 ans, visés également sur la commune voisine de La Verrière. Elles ont été hospitalisées en urgence et leur état de santé n’était pas stabilisé vendredi soir, selon le parquet national antiterroriste qui s’est saisi des faits. TF1info revient sur le profil du défunt.
Souriant, respectueux, généreux…
Né le 12 septembre 2000 à Poissy, Pengo Bossio Wangi a grandi dans le département des Yvelines. Il avait étudié au collège Gustave Courbet de Trappes notamment.
Combattant amateur de MMA, le jeune homme âgé de 26 ans a beaucoup fréquenté la Atch Academy d’Aubervilliers. « C’est avec une immense tristesse et une profonde stupeur que la famille Atch Academy a appris la disparition de Pengo, tombé aujourd’hui à Trappes dans l’attaque qui a frappé notre pays »
, a posté le club sur Intagram.
« Pengo faisait partie des nôtres. Sur les tapis comme en dehors, il était de ceux qui donnent l’exemple : présent, respectueux, toujours prêt à pousser les autres vers le haut. Son sourire, son énergie et sa générosité resteront gravés dans nos murs et dans nos cœurs. Aujourd’hui, les mots manquent. Rien ne justifie qu’une vie soit arrachée ainsi. Toutes nos pensées vont à sa famille, à ses proches, à ses amis et à toutes les victimes de cette attaque. Le club se tient à leurs côtés et leur adresse ses plus sincères condoléances. Repose en paix, Pengo. Tu ne seras jamais oublié »,
a-t-elle ajouté.
Tué en raison de sa couleur de peau ?
En visite dans la ville de Trappes vendredi soir, le président Macron a parlé d’un « tournant »
, « parce que c’est la première fois qu’il y a un acte terroriste planifié pour tuer nos compatriotes, nos enfants, en raison de leur couleur de peau ou de la religion qu’on leur donne ».
Le suspect « a épargné des gens en raison de leur peau (…) et il a assumé son acte »
, a ajouté le président, dénonçant « un attentat terroriste, raciste »
. Dans un post dans la soirée, il a rappelé que « Monsieur Pengo Wangi a perdu la vie »
dans ce drame.
Le maire de Trappes, Ali Rabeh, a dénoncé un « attentat, à connotation raciste, probablement islamophobe »
, précisant que parmi les victimes, « la personne décédée est d’origine africaine et la personne en urgence absolue est d’origine maghrébine ».
Le tueur présumé face aux enquêteurs
Le suspect, un Français de 39 ans prénommé Kévin T., a été placé en garde à vue vendredi matin notamment pour « assassinat » et « tentatives d’assassinat », les deux « en relation avec une entreprise terroriste, avec la circonstance que les faits ont été commis à raison de l’appartenance vraie ou supposée, à une prétendue race, une ethnie, une nation ou une religion déterminée ». Il est en effet soupçonné d’avoir voulu s’en prendre à des personnes issues de l’immigration.
Son casier judiciaire porte trace de quatre condamnations pour des faits de droit commun. Dans sa voiture, au moment de son interpellation, les policiers ont découvert un pistolet de type Sten, une bombe lacrymogène et de la cocaïne. Des bonbonnes de gaz ont été découvertes à son domicile.
Sa garde à vue, qui peut durer jusqu’à 96 heures, est toujours en cours.