- Le palais de l’Élysée a fait l’objet d’une perquisition jeudi 21 mai, indique le Parquet national financier (PNF) à TF1/LCI.
- Ces opérations ont été ordonnées dans le cadre de l’information judiciaire visant à faire la lumière sur les conditions d’attribution de certains marchés publics relatifs à l’organisation de cérémonies de panthéonisation par le Centre des Monuments nationaux.
L’exécutif au cœur d’une nouvelle controverse. Une perquisition a été menée jeudi 21 mai au palais de l’Élysée, a appris TF1/LCI auprès du Parquet national financier. Elle fait suite à des soupçons concernant les conditions d’attribution de certains marchés publics relatifs à l’organisation de cérémonies de panthéonisation par le Centre des Monuments nationaux (CMN).
Selon le PNF, des « échanges institutionnels »
ont précédé cette opération, afin d’en permettre le déroulement. En avril dernier, les enquêteurs s’étaient heurtés à un veto et n’avaient pas pu perquisitionner les lieux, s’étant vus opposer « l’article 67 de la Constitution (qui) emporterait l’inviolabilité des locaux rattachés à la présidence de la République »
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Le lieu de résidence du chef de l’État n’avait plus fait l’objet de perquisition depuis 2018, lorsque les policiers étaient intervenus dans le cadre de l’affaire Benalla.
Une information judiciaire a été ouverte en octobre 2025 pour « favoritisme, prise illégale d’intérêt, corruption et trafic d’influence ». Elle vise « notamment les conditions d’attribution de certains marchés publics relatifs à l’organisation de cérémonies de panthéonisation par le Centre des monuments nationaux (CMN) »
, a précisé le procureur de la République financier, Pascal Prache. Plus précisément, détaille Le Canard enchaîné
, qui a révélé l’affaire, la justice s’interroge sur le choix de la société Shortcut Events pour organiser les cérémonies d’entrée au Panthéon des femmes et hommes illustres depuis vingt-deux ans – chaque événement ayant été facturé à l’État « autour de 2 millions d’euros »
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