Le 30 janvier 2014, Jeffrey Epstein atterrit à l’aéroport Paris-Charles-de-Gaulle, à 12 h 30. Et aussitôt, selon son agenda rendu public par le ministère de la justice américain, il enchaîne les rendez-vous. A 17 h 30, il doit retrouver l’ancien premier ministre d’Israël Ehoud Barak et la banquière franco-allemande Ariane de Rothschild, au domicile de cette dernière, près du palais de l’Elysée. Juste après, Epstein attend de la visite à son appartement parisien, au 22, avenue Foch, dans le 16e arrondissement : deux femmes qui arrivent à 20 h 45 par un vol de Norwegian Air.
Les jours suivants, le prédateur sexuel a prévu de s’entretenir avec un membre de la famille Al Thani, qui règne sur le Qatar, et le diplomate norvégien Terje Roed-Larsen, mais aussi avec un vieil ami français, l’agent de mannequins Jean-Luc Brunel. L’agenda donne une liste de gens « à voir », dont l’ancien ministre socialiste Jack Lang et sa fille Caroline Lang, l’ex-conseiller international de Nicolas Sarkozy Olivier Colom ou un certain « Daniel », qui pourrait être l’agent de mannequins Daniel Siad, soupçonné d’avoir été l’un des principaux rabatteurs de femmes pour Epstein.
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