Quinze ans après Fukushima, le Japon, déterminé à décarboner son économie et soucieux de son indépendance énergétique, renoue peu à peu avec le nucléaire. Le réacteur numéro 2 de la centrale de Shika (centre), arrêté depuis 2011, pourrait ainsi reprendre du service en avril.
Dernier obstacle à sa relance, la plainte d’actionnaires de l’exploitant, la Compagnie d’électricité Hokuriku, qui arguaient des lacunes du plan d’évacuation en cas d’accident, mises en évidence par le tremblement de terre de 2024 dans la péninsule voisine de Noto, a été rejetée le 4 mars par la justice. S’appuyant sur l’avis de l’autorité de régulation nucléaire, qui n’a relevé aucun problème de sécurité à la centrale, le tribunal les a déboutés.
Un seizième réacteur devrait de ce fait redémarrer, confirmant le retour en force de cette source d’énergie au Japon, quinze ans après la catastrophe de la centrale nucléaire de Fukushima, provoquée par le séisme et le tsunami du 11 mars 2011. Le drame avait nourri un fort rejet de cette source d’énergie. Le premier ministre de l’époque, Naoto Kan (2010-2011), du Parti démocrate, aujourd’hui dans l’opposition, avait appuyé la sortie progressive du Japon de sa dépendance à l’atome.
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