Le scénario était écrit d’avance. L’intervention du Hezbollah dans la guerre qui oppose l’Iran à Israël et aux Etats-Unis menaçait de déclencher une nouvelle offensive israélienne, dévastatrice pour le Liban comme pour le parti-milice chiite. Durement affaibli par la guerre de l’automne 2024, le Parti de Dieu s’était bien gardé jusqu’à présent de provoquer Israël, malgré ses violations répétées du cessez-le-feu. La mort du Guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, l’a décidé à entrer en guerre, dans la nuit du dimanche 1er au lundi 2 mars.
Fondé en 1982 par les gardiens de la révolution durant l’occupation israélienne du Liban, le Hezbollah a renoué avec son ADN, plaçant les intérêts de la République islamique au-dessus de ceux du Liban. Le divorce entre le parti-milice chiite et les autres partis libanais était déjà consommé. La décision d’entrer en guerre aux côtés de l’Iran pourrait marquer le point de rupture avec une partie de sa base. Ainsi, 30 000 personnes sont à nouveau poussées à un exode massif, depuis la banlieue sud de Beyrouth, l’est et le sud du pays, par les frappes d’ampleur menées par Israël, qui ont déjà fait 52 morts et 154 blessés.
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