Sur le parking de la Cité sportive, un stade de football aux portes de Beyrouth, des déplacés ayant fui les bombardements israéliens de la nouvelle guerre entre l’Etat hébreu et le Hebzollah, en cours depuis le 2 mars, prennent le soleil, sortant des rangées de tentes alignées sous les gradins. D’autres cherchent, à la clinique mobile installée par la Croix-Rouge libanaise, des médicaments qu’ils n’ont pas pu emporter dans leur fuite.
Venue de la banlieue sud toute proche, une zone sous ordre israélien d’évacuation depuis le 5 mars, Nour (elle n’a donné que son prénom), étudiante de 22 ans, sort d’une tente avec une lampe qu’elle veut recharger pour la nuit. « Il y a de l’aide : des matelas, un repas lors de la rupture du jeûne en ce ramadan, dit-elle. Mais je me sens sans cesse en alerte, à cause des frappes. »
Environ 1 000 déplacés sont accueillis dans cet espace ouvert en urgence par le gouvernement. Des travaux y sont en cours, avec un soutien international, pour rendre les toilettes salubres, assurer un accès à l’électricité et augmenter la capacité d’hébergement. Faute de place, de nouveaux arrivants sont refoulés. « On appelle la hotline [mise en place par le ministère des affaires sociales], mais ils sont débordés. On ne sait pas où aller », s’inquiète Zahra Hissi, venue du Sud avec sa famille.
Il vous reste 78.14% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.









