« Restons modestes. Ici, personne n’a découvert le Graal de l’éducation. » Campé au milieu de la salle des professeurs du lycée Jean-Lurçat à Martigues (Bouches-du-Rhône), le proviseur Jean-Christophe Durival relativise. A l’heure de la récréation, il est venu, non sans fierté, féliciter les équipes pédagogiques de l’établissement qu’il dirige depuis quatre ans. Les « indicateurs de valeur ajoutée » des lycées, rendus publics mercredi 2 avril par l’éducation nationale, placent « Lurçat », comme on l’appelle ici, parmi ceux qui accompagnent le mieux leurs élèves vers la réussite au baccalauréat.
La « valeur ajoutée » d’un lycée marque la différence entre son taux de réussite réel et le taux de réussite attendu, estimé par le ministère de l’éducation nationale, compte tenu du profil social et scolaire de ses élèves. Sur ces critères, Jean-Lurçat, dont les élèves viennent à la fois des zones résidentielles de la Côte bleue et des quartiers très populaires de Martigues, de Port-de-Bouc ou de Fos-sur-mer, « surperforme ». Il affiche une « valeur ajoutée du taux de mention » de + 5 points dans les filières générales et technologiques, et même de + 20 points pour les bacs professionnels. Dans cette voie, l’établissement peut également se targuer d’accompagner presque 90 % de ses élèves de seconde à la réussite à l’examen, soit 29 points de plus que son profil ne le laissait présager.
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