« Hub » artistique tout au long du mois de mars, Hongkong bruisse de visiteurs internationaux, surtout venus de toute l’Asie, durant la semaine d’Art Basel Hongkong, événement phare de l’attractivité de l’île aux premiers jours du printemps. En face de la foire, sur la partie continentale de Hongkong, la ville se développe à l’ouest avec le quartier culturel West Kowloon, encore en construction, d’où émerge depuis quatre ans le bâtiment en forme d’écran géant du M+, musée qui accueille le soir venu des œuvres numériques dans le paysage urbain. C’est dans ce contexte que la jeune institution, qui s’est imposée comme un musée d’art contemporain de premier plan en Asie, fait la part belle à une exposition inédite ce printemps : « Picasso-Asie. Une conversation ».
Un rapprochement qui intrigue, car l’Asie n’a jamais fait partie du spectre d’intérêt de l’artiste espagnol. « Cela nous a pris du temps de voir si c’était une bonne idée, des deux côtés », confie la directrice du M+, Suhanya Raffel, qui a travaillé avec le Musée national Picasso, à Paris, pour ce projet. « Il fallait trouver une approche qui ait du sens à la fois pour cette institution française dédiée à l’un des canons de l’art occidental, et une institution de Hongkong qui s’intéresse à la culture visuelle contemporaine en Asie. Cela a été très expérimental », souligne l’historienne de l’art.
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