Balendra Shah, 35 ans, a pris les rênes du Népal, le 27 mars, six mois après la révolte de la « gen Z » – génération née de la fin des années 1990 jusqu’au début des années 2010 – et la chute spectaculaire du gouvernement Oli. Cet ancien rappeur, plébiscité par la jeunesse, a été nommé premier ministre de l’ancien royaume himalayen, 30 millions d’habitants, sans jamais avoir mis un pied au Parlement auparavant. Sa seule expérience politique fut la gestion de Katmandou, de 2022 à 2026. Il est le plus jeune premier ministre du Népal.
Ingénieur de formation, entré en politique au nom de la lutte anticorruption, il a triomphé lors des élections législatives du 5 mars, ratant de deux sièges la majorité absolue au Parlement et balayant les forces politiques traditionnelles.
L’homme, tout de noir vêtu, comme à son habitude, portant ses lunettes de soleil rectangulaires, a imposé sa marque dès sa prestation de serment, organisée au palais de la présidence, en présence de l’ancienne présidente de la Cour suprême, Sushila Karki, qui a assuré l’intérim de six mois. La cérémonie a été ordonnée selon des rituels religieux et astrologiques, suscitant les critiques des tenants de la laïcité. L’hindouisme et le bouddhisme sont les deux religions majoritaires, mais le Népal comprend aussi une minorité musulmane et chrétienne. L’heure, 12 h 34, avait été considérée comme propice par les astrologues. La prestation de serment s’est déroulée aux sons de conques, de chants et de récitations par des prêtres hindous et bouddhistes.
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