Chaque jour, l’effervescence gagne le principal centre de santé primaire de l’agence des Nations unies pour les réfugiés palestiniens (UNRWA) pour la région de Beyrouth, situé en banlieue de la capitale, dans le quartier de Bir Hassan. Majida et Imane (les témoins n’ont pas souhaité donner leur nom), deux Palestiniennes âgées, attendent leur tour aux guichets de la pharmacie, débordés par l’affluence, pour obtenir leurs médicaments ; l’une souffre d’hypertension artérielle, l’autre de problèmes cardiaques. A l’étage, une enfant pleure dans la salle d’attente des patients. Ahmad attend un transfert : son opération dans un hôpital, à la suite d’une infection des reins, doit être prise en charge par l’agence onusienne.
La pression quotidienne est ancienne entre ces murs, mais Nadine Abou Lebdeh, médecin généraliste, la voit s’accentuer depuis le 1er février : la polyclinique n’ouvre plus que quatre jours par semaine, au lieu de cinq auparavant. Cette réduction d’horaires fait partie de mesures drastiques prises par l’UNRWA, à court de fonds. « Nous avons moins de temps pour les patients, regrette la médecin. Or ce lieu est un socle pour les réfugiés palestiniens : ils peuvent y recevoir des soins de qualité gratuits. Les services que nous procurons sont vitaux. Beaucoup n’ont pas les moyens de se soigner ailleurs. »
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