L’onde de choc provoquée par la publication par la justice américaine, le 30 janvier, de millions de documents relatifs au pédocriminel Jeffrey Epstein, mort dans une prison de New York en 2019, menace directement le premier ministre britannique, Keir Starmer.
Le travailliste est accusé d’avoir manqué de jugement en validant la nomination de Peter Mandelson comme ambassadeur à Washington en février 2025, alors que l’amitié au long cours entre cette figure du Labour et le financier américain était déjà connue. L’affaire tombe d’autant plus mal que le chef du gouvernement est déjà très affaibli après dix-neuf mois d’un mandat sans éclat, marqué par les revirements et les occasions ratées.
Les révélations des derniers jours sur la nature et l’étendue de la relation entre Epstein et Mandelson ont révulsé les députés à la Chambre des communes, tous partis confondus. D’après les dossiers publiés, l’ex-ministre de Tony Blair et de Gordon Brown allait jusqu’à partager des documents internes au gouvernement britannique. Les élus du Labour se sentent particulièrement trahis : mercredi 4 février, ils étaient si en colère qu’une bonne partie d’entre eux s’est rangée aux côtés des conservateurs pour exiger de Downing Street la transparence sur les conditions de la nomination de M. Mandelson à Washington. Keir Starmer a dû leur céder et accepter la publication des échanges (rapports, messages WhatsApp) entre lui-même, ses équipes et l’homme politique de 72 ans.
Il vous reste 78.63% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.







