Il ne faut jamais insulter l’avenir et, pour avoir oublié ce principe, Markwayne Mullin a passé un long après-midi, mercredi 18 mars. Le sénateur de l’Oklahoma, candidat de Donald Trump au poste de secrétaire à la sécurité intérieure, en remplacement de Kristi Noem, limogée le 5 mars par le président américain, s’est fait sévèrement malmener par l’un de ses collègues également républicain, Rand Paul, lors de son audition de confirmation au Sénat américain.
Markwayne Mullin avait eu la mauvaise idée de tenir des propos peu amènes sur M. Paul, victime d’une violente attaque chez lui dans le Kentucky en 2017. Il l’avait à l’époque qualifié de « sale serpent » et avait déclaré qu’il comprenait l’agresseur. Rand Paul, élu libertarien qui a la particularité – rare désormais chez les républicains – de parfois s’opposer à Donald Trump, préside la commission à la sécurité intérieure du Sénat, devant lequel M. Mullin devait montrer patte blanche.
« Je me demande si quelqu’un qui applaudit la violence contre ses opposants politiques est la bonne personne pour diriger une agence qui a eu des problèmes à accepter les limites à l’usage justifié de la force », a lancé en introduction M. Paul, dans une allusion aux pratiques contestées de la police de l’immigration, et décrivant son collègue comme un homme ayant des difficultés à gérer sa colère. Ce dernier n’a pas présenté d’excuses, rétorquant simplement : « Je n’ai pas dit que je cautionnais, j’ai dit que je comprenais, il y a une différence. »
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