- Vingt-deux personnes sont décédées dans des avalanches depuis le début de l’année.
- Régulièrement, la pratique du ski hors-piste est pointée du doigt.
- Mais peut-elle être interdite ? On fait le point.
Quand les montagnes blanchissent, nombreux sont les amateurs à chausser leurs skis. Mais méfiance, car sortir des pistes représente un danger bien réel. « Il n’y a pas de petits ou de grands
hors-piste
, le danger peut vraiment être partout malheureusement. Le manteau neigeux reste extrêmement instable et dangereux »
, déplore Magali Bonnevie, pisteur secouriste et maître chien d’avalanche à Val d’Isère (Savoie), au micro de TF1, le 12 janvier dernier.
Depuis le 1ᵉʳ janvier 2026, 22 personnes ont perdu la vie dans des avalanches, selon le décompte tenu par l’Association nationale pour l’étude de la neige et des avalanches. Un bilan dramatique qui soulève des questions : faut-il notamment interdire le hors-piste ? « La montagne ça reste un espace de liberté, on n’est pas ici dans un parc d’attraction qui serait clos »
, explique Pascal Richerand, pisteur secouriste et chef de secteur. « Ce que dit clairement la loi, c’est que le hors-piste n’est pas du tout interdit, c’est un espace de liberté accessible à tous »,
précise-t-il. En effet, une telle interdiction serait considérée comme une atteinte à la liberté de se déplacer.
À noter que toute imprudence qui déclencherait une avalanche pourrait être poursuivie pour « mise en danger de la vie d’autrui ».
Le mis en cause pourrait alors être puni d’un an d’emprisonnement et de 15.000 euros d’amende.
En toutes circonstances, les équipements de sécurité (une pelle, une sonde et un détecteur de victime d’avalanche) permettent de sauver des vies. Mais là encore, aucune obligation ne l’impose aux skieurs. « On est dans un espace où malheureusement, on ne pourra pas contrôler tout le monde. Nous, on incite fortement les gens à avoir l’équipement de sécurité »
, abonde Thibault Forand, référent hors-piste de l’École du ski français.







