• La cystite est une infection urinaire qui touche tout particulièrement les femmes.
  • Elle est en augmentation durant l’été.
  • Contactée par TF1info, le Dr Julie Salomon, directrice médicale de Qare, nous explique pourquoi.

Ajoutez TF1info à vos sources sur Google

L’été, il faut continuer de faire attention à sa santé. Un mal guette tout particulièrement les femmes lorsque les fortes chaleurs s’installent : la cystite. « Si certaines pathologies connaissent les plus fortes progressions en été, ce sont les cystites qui demeurent de loin le premier motif de téléconsultation », nous apprend une étude menée par Qare, la plateforme de téléconsultation.

Contactée par TF1info, le Dr Julie Salomon, directrice médicale de Qare, indique que ce mal touche « surtout les femmes, parce que les infections urinaires des hommes sont un peu différentes ». Et d’expliquer la raison : « L’urètre étant plus long, c’est une cause un peu différente, c’est beaucoup plus rare. »

Pourquoi les cystites sont-elles en augmentation durant l’été ?

Les cystites proviennent d’une infection ascendante entre le périnée et la vessie. « La première des causes d’augmentation des cystites, c’est donc l’insuffisance de boisson », avance la professionnelle de santé. En été, la chaleur grimpe : si l’on ne fait pas attention, on risque la déshydratation. Notre organisme devient alors un terrain favorable au développement de cystites.

Comment se prémunir des cystites ?

Dès lors, pour prévenir les cystites chez les femmes, « il faut absolument avoir le réflexe de boire et d’aller faire pipi régulièrement, de ne pas trop se retenir », insiste le Dr Julie Salomon. Et pour cause, lorsque l’on urine, « ça nettoie dans l’autre sens et ça évacue ces germes ». Par conséquent, « plus il va y avoir de passages d’urine récurrents dans la journée, plus on diminue le risque de cystites »

D’après la médecin, il ne faut donc surtout pas se retenir d’aller aux toilettes lorsqu’il fait chaud. « Si on se retient, on maintient le germe dans l’ambiance vésicale qui va créer une irritation », prévient-elle.

D’autres éléments peuvent s’associer dans la prévention. Il convient d’éviter d’avoir des zones de macération et d’humidité du périnée. « C’est-à-dire éviter de rester avec un maillot de bain mouillé pour aller faire une rando, par exemple, de ne pas avoir des vêtements trop serrés, des vêtements synthétiques, des sous-vêtements synthétiques », développe la spécialiste. Mieux vaut donc privilégier des sous-vêtements en coton. « C’est d’ailleurs un élément qui est aussi préventif pour les mycoses vulvo-vaginales et les infections vulvo-vaginales qui relèvent un peu de cette ambiance chaude et humide qui est propice lors de l’été », conclut la docteure.

Pierre FOUGERES pour TF1info

Share.
Exit mobile version