- Un jeune homme de 18 ans a été tué par balles mardi 15 septembre dans le quartier du Mirail à Toulouse.
- Plusieurs fusillades ont éclaté ces dernières semaines dans ce secteur marqué par le trafic de drogues.
- Face à cette violence, des habitants ont confié leur peur auprès des équipes du 20H de TF1.
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Le 20H
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« J’ai cru que c’était un film d’horreur »
. Dans le quartier du Mirail, à Toulouse, les habitants vivent au rythme des coups de feu. Mardi soir, vers 23h, un jeune homme de 18 ans a été tué par balles en bas d’un immeuble, dernier épisode en date d’une série de fusillades survenues ces dernières semaines. Les équipes du 20H de TF1 se sont rendues sur place.
Des riverains ont filmé un homme vider son chargeur avant de prendre la fuite à moto avec un complice. Sur une autre vidéo, des policiers tentent de réanimer la victime, en vain. Une quinzaine d’impacts de balles ont été relevés sur la vitre du hall de l’immeuble et une trentaine d’étuis ont été retrouvés au sol autour du jeune homme, connu pour trafic de stupéfiants.
« J’avais peur d’ouvrir les volets »
Cette nouvelle fusillade a terrorisé les habitants, qui ont tous préféré témoigner anonymement. « Ça s’est passé très, très vite, en trente secondes je dirais. Je me suis inquiété, j’avais peur d’ouvrir les volets, de peur de prendre des balles perdues »
, a raconté l’un d’eux.
Un autre riverain s’est dit encore marqué par la scène. « C’était dangereux, ça m’a traumatisé ce qui s’est passé hier. J’ai cru que c’était un film d’horreur
« , a-t-il confié.
Les coups de feu se multiplient dans ce quartier marqué par le trafic de stupéfiants. Au début du mois, un homme de 23 ans a lui aussi été tué par balles. Des tirs ont de nouveau retenti il y a quatre jours, ainsi que le 8 septembre. Ces deux dernières fusillades n’ont fait aucun blessé.
Un point de deal, ça peut être 30.000, 40.000 euros par jour
Un point de deal, ça peut être 30.000, 40.000 euros par jour
Christophe Amans, secrétaire départemental adjoint du syndicat Un1té Police.
Depuis le début de l’année, quatre personnes sont mortes dans des affaires liées au trafic de stupéfiants à Toulouse, presque autant qu’à Marseille. Comment l’expliquer ? « C’est en grande partie une guerre de territoire, parce qu’on ne va pas se mentir, un point de deal, ça peut être 30.000, 40.000 euros par jour. Ça permet aussi de trafiquer des armes, de trafiquer plein de choses autour. C’est une structure très organisée avec des têtes de réseau, des hommes de main. On est vraiment sur de la criminalité importante »
, a souligné Christophe Amans, secrétaire départemental adjoint du syndicat Un1té Police.
Ce soir, les deux auteurs sont toujours recherchés. L’enquête a été confiée à la division de la lutte contre la criminalité organisée.
La rédaction de TF1info | Reportage : Emmanuelle BINET, Kylian PREVOST

