• D’importants travaux sont à prévoir pour réparer la voie après le déraillement d’un TER vendredi dernier.
  • Ils devraient durer « plusieurs semaines ».
  • 200 opérateurs de la SNCF sont mobilisés sur place.

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Après le déraillement d’un TER, le 11 septembre, la course contre-la-montre est lancée pour rétablir la circulation sur l’axe Rouen-Caen, « stratégique » pour la région Normandie. Pour ce faire, « des travaux extrêmement importants » sont à prévoir pour rétablir la ligne « dans les meilleurs délais », a indiqué Matthieu Chabanel, PDG de SNCF Réseau, lors d’une visite de presse sur le chantier ce mercredi.

« Plusieurs poteaux de caténaires ont été arrachés, la voie et le passage à niveau ont été détériorés », a-t-il détaillé. Des installations de signalisation (câbles et appareillages) sont également endommagées. Pour remettre en état la voie, la SNCF prévoit donc « plusieurs semaines » de chantier, estimé à « plusieurs millions d’euros ».

Les opérations sont « particulièrement complexes », a encore précisé l’entreprise. Deux grues de 250 tonnes et 200 opérateurs de la SNCF sont ainsi mobilisés depuis mardi pour relever et évacuer les six voitures du train qui a déraillé à Cléon, près de Rouen. Si la phase de relevage doit durer environ une semaine, 200 personnes resteront encore sur le site pendant « plusieurs semaines », a fait savoir Matthieu Chabanel.

Trois voitures évacuées sur leurs roues

Les trois voitures situées en queue de rame, moins endommagées par l’accident, seront évacuées sur leurs roues par le rail à l’aide d’une locomotive. Les trois voitures de tête, qui ont subi les plus gros dégâts, seront transportées par les grues à très faible vitesse jusqu’à un passage à niveau situé à plusieurs centaines de mètres. Elles y seront chargées sur des porte-chars et convoyées par la route pour être mises à disposition de la justice.

Un morceau de rail présent sur la voie pourrait être à l’origine de l’accident, qui a fait 44 blessés, dont une jeune femme de 18 ans gravement touchée, selon le parquet. Les causes de la présence de cet objet restent pour l’instant inconnues et l’enquête se poursuit. 

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