Dans la grande tribune du stade d’Antholz-Anterselva, il n’y a pas meilleur emplacement : à gauche, la ligne d’arrivée, à droite, le pas de tir, en face, l’écran géant et les haut-parleurs de la sono. Mardi 17 février, le fan-club y a pris place dès 10 h 30 du matin, quatre heures avant le début de relais masculin des Jeux olympiques 2026, pour voir la course aux premières loges, être vus et brandir le portrait cartonné de leur héros, Eric Perrot, dernier relayeur français et déjà double médaillé olympique. Enfin, leur « Rico », car c’est avant tout le fils de Peisey-Valandry (Savoie) que ce groupe d’une quinzaine de fans acclame depuis le début des Jeux. Et mardi, ils ne s’attendaient pas à ce que la course prenne des airs de thriller, avant un dénouement festif : le premier sacre olympique de l’équipe de France de biathlon en relais masculin, avec « Rico », Fabien Claude, Emilien Jacquelin et Quentin FIllon Maillet.
« Le relais, c’est le partage, et Eric adore ça », relate son oncle Robert, qui sitôt la course terminée, repartira pour 8 heures de voiture jusqu’à Albertville (Savoie). Devant lui, agrippé à une barrière de sécurité, Franck Perrot, père d’Eric et ancien biathlète, serre les dents : « Ça va être serré… »
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