- Le mouvement de blocus de lycées par leurs élèves s’étend.
- Le Premier ministre Sébastien Lecornu dénonce ce lundi sur le réseau X une « surenchère irresponsable » d’élus de la France insoumise qui « appellent à étendre » le mouvement.
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Une instrumentalisation politique ? Sébastien Lecornu a dénoncé ce lundi 28 septembre sur le réseau X une « surenchère irresponsable »
d’élus de la France insoumise qui « appellent à étendre »
le mouvement de blocus des lycées, alors que depuis une semaine des établissements d’Île-de-France connaissent des incidents.
« Tirs de mortiers, incendies, violences aux abords des lycées : rien ne justifie de mettre en danger des élèves, des personnels ou des policiers. Dans ce contexte, des élus de
La France insoumise
appellent à étendre le mouvement. Cette surenchère est irresponsable »
, a écrit le Premier ministre. « Instrumentaliser leur colère à des fins partisanes est une faute »
, ajoute-t-il, en soulignant que pour autant « les difficultés des lycées doivent être entendues et traitées »
.
Un peu plus tôt ce matin, les ministres de l’Intérieur et de l’Education nationale ont prévenu qu’en cas de violences et de blocage total de lycées, les forces de l’ordre interviendraient. « Si l’expression des lycéens doit être respectée, les actions violentes ne sauraient être tolérées »
, ont écrit dans un télégramme consulté par l’AFP Laurent Nuñez et Édouard Geffray. « Les forces de sécurité s’attacheront à interpeller les auteurs des délits et à préserver l’ordre public avec un usage proportionné de la force »
, ont-ils ajouté.
En cas de blocage total, « l’intervention »
des forces de l’ordre « devra être engagée après concertation avec le chef d’établissement »
. Il est demandé aux chefs d’établissement de contacter les responsables des forces de l’ordre « pour prévenir les blocages et violences, et d’améliorer leurs conditions d’intervention »
.
Les deux ministres soulignent que « les collèges sont aussi susceptibles d’être visés »
par ces tentatives de blocages « initiés par des groupes parfois extérieurs aux établissements »
.
Une « dizaine » de lycées bloqués
Dans un message publié sur X vendredi, Édouard Geffray s’en était pris à « des députés LFI (qui) encouragent depuis mercredi des jeunes à bloquer les lycées »
et dont « l’appel à étendre les blocages assume une instrumentalisation politique de la jeunesse »
.
S’exprimant lundi sur RMC, le ministre de l’Education a chiffré à « une dizaine »
le nombre de lycées qui ont été bloqués. Il a affirmé ne « pas craindre forcément la contagion au sens noble du terme (…) parce qu’il y a différents phénomènes »
. « Vous avez des lycéens qui ont des revendications et qui parfois sont tout à fait légitimes »
, a-t-il expliqué en citant par exemple le cas d’un établissement où il y avait « des professeurs non remplacés »
.
Mais, a-t-il ajouté, « derrière ça, vous avez aussi d’autres personnes qui sont violentes, arrivent masquées et cagoulées (…) avec des palettes et des matelas »
. « Là, on s’éloigne un peu de la mobilisation spontanée d’élèves (…) Là, on a un problème, on met en danger nos élèves. Et ça, a-t-il dit, je veux pas l’accepter. »
La rédaction de TF1info avec AFP