- Au lendemain de la finale de Ligue des champions gagnée par le PSG, tout le monde n’a pas le cœur en joie.
- Dans les quartiers qui ont vécu des scènes d’émeute, riverains comme commerçants sont exaspérés.
- Une situation qui ne se limite pas aux habituelles zones sensibles de la capitale, constate ce reportage de TF1.
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Violences urbaines après la victoire du PSG
La carcasse calcinée de ce camion monte-charge est en train d’être retirée, lorsque l’équipe de TF1 arrive sur place. Un habitant proche de l’Arc de Triomphe rentrait chez lui hier soir, quand le véhicule a été incendié par des casseurs. « Honnêtement, ils ont commencé à casser, ils ont commencé à tout brûler. On a eu le véhicule pile en face qui a pris feu. Je me suis senti en danger »
, témoigne-t-il au micro de TF1. « Ça gâche beaucoup la fête et puis ça me met en rage parce que c’est encore nous qui allons payer tout ça. À chaque fois qu’il y a une manifestation, c’est toujours pareil »
, réagit un autre riverain. Dans le secteur autour des Champs-Élysées, quelques véhicules et un kiosque à crêpes ont été incendiés, tandis qu’un magasin d’électroménager a été pillé.
« Par rapport à l’année dernière, on s’en sort plutôt bien »
Des scènes qui écœurent un supporter du PSG rencontré sur place. « On sera la risée de la France et de l’Europe. Tout le monde nous regarde. Quand les autres gagnent, il n’y a pas ce genre de grabuge, et c’est le PSG, il y a toujours ce genre de dégradation. C’est une sale image pour le club »
, regrette-t-il. Un peu plus loin, un restaurateur a été épargné. L’important dispositif policier semble avoir limité les dégâts. « Je trouve que c’est moins dramatique que ce que je pensais. (…). Par rapport à l’année dernière, on s’en sort plutôt bien »
, estime-t-il.
Des actes de vandalisme ont eu lieu dans de nombreuses autres communes partout en France. Comme à Strasbourg, où un grand magasin de vêtements est surveillé depuis ce matin par un vigile pour éviter de nouveaux pillages. « On est habitués maintenant, qu’est-ce que vous voulez faire, tant qu’il n’y a pas de blessés »
, soupire-t-il. Mais d’autres cherchent encore à comprendre pourquoi la célébration d’une victoire dégénère à ce point. « À Budapest [où avait lieu la finale, ndlr], il n’y a pas eu de casse (…). C’est juste le PSG, ce n’est même pas Strasbourg d’ailleurs, c’est Paris. Je ne comprends pas que ça casse aussi ici »,
s’étonne une Strasbourgeoise. À 12 jours de la Coupe du monde de football, certains craignent déjà d’être confrontés à nouveau à des scènes de violence.









