Le déroulé du vote pour les élections municipales dans les bureaux de Paris, dimanche 15 mars, est une bonne illustration du proverbe selon lequel il ne faut pas crier avant d’avoir mal. Sept mois après sa promulgation, le 11 août 2025, la réforme du mode de scrutin pour les élections municipales de Paris, Lyon et Marseille (PLM) est entrée en application pour le premier tour de ce dimanche et, de ce que nous avons pu en voir dans plusieurs bureaux de la capitale, la désorganisation et le chaos redoutés par beaucoup n’ont pas eu lieu.
« Je m’attendais à bien pire, surtout après la dernière réunion de préparation qu’on a eue, où on nous a dit qu’il risquait d’y avoir des tensions, des gens mécontents… », souffle Sarah Calas, première agente du bureau 62, rue Vulpian, dans le 13e arrondissement. « Bon, par contre, il va falloir que je me rachète un stock de salive pour dimanche prochain », glisse-t-elle en souriant avant de retourner à son poste à l’entrée du préau. Car si le nouveau processus de double vote – un pour l’arrondissement et un pour Paris – se passe bien, c’est au prix d’un travail de pédagogie intense et répétitif des premiers agents de bureau, qui se retrouvent à expliquer à tous les électeurs le nouveau parcours.
Selon les bureaux, entre un tiers et deux tiers des citoyens semblent être au courant de la réforme ou en ont entendu parler. Pour ceux qui découvrent la nouveauté en arrivant sur place, cela semble relativement indolore, voire cohérent. « On ne savait pas qu’il y avait deux votes, mais on nous a expliqué et ça nous a paru assez logique, on sait de toute façon qu’il y a deux types d’élus, entre les arrondissements et la mairie », témoignent Jérôme et Clémence, venus voter avec leur petite Jade à la mairie du 20e arrondissement.
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