- Le cadmium est un métal lourd cancérigène auquel une large partie de la population française est exposée.
- Son dépistage urinaire ou sanguin était déjà remboursé à l’hôpital.
- Dans quelques mois, il va également l’être dans les laboratoires de ville.
Ils sont tombés d’accord. Les représentants des biologistes médicaux et l’Assurance maladie ont annoncé, mardi 7 avril, avoir un terrain d’entente sur le tarif du dépistage de l’exposition au cadmium en laboratoire de ville. Un accord qui ouvre la voie à son remboursement dans les prochains mois, alors qu’actuellement le dépistage de ce métal toxique pour les personnes à risque n’est remboursé qu’à l’hôpital.
Pour entrer en vigueur, cet accord doit encore être validé par plusieurs instances dont le conseil de l’Union nationale des caisses d’assurance maladie (Uncam) puis être publié au Journal officiel, « généralement »
sous « deux à trois mois »
, a précisé à l’AFP Jean-Claude Azoulay, président du syndicat SNMB.
« En juin 2025, j’avais annoncé que le dépistage du cadmium serait remboursé en médecine de ville et pas seulement à l’hôpital. C’est désormais en passe de devenir réalité »,
s’est réjoui sur X Yannick Neuder, ancien ministre de la Santé. « L’Assurance maladie et les syndicats de biologie médicale ont conclu un accord sur le tarif de ce test. La Haute autorité de santé (HAS) avait aussi recommandé une prise en charge de longue date ! »
En juin 2025, en tant que ministre, j’avais annoncé devant l’Assemblée nationale que le dépistage du cadmium serait remboursé en médecine de ville et pas seulement à l’hôpital. C’est désormais en passe de devenir réalité. L’ @Assur_Maladie et les syndicats de biologie médicale… pic.twitter.com/yaRC1AeWO9 — Dr. Yannick Neuder (@yannickneuder) April 7, 2026
« Un accord a été trouvé mi-mars, dans le cadre de la commission de hiérarchisation des actes de biologie médicale »,
a indiqué à l’AFP François Blanchecotte, président du syndicat représentatif SDBIO. Dans le détail, le tarif des tests urinaires et sanguins a été fixé à 27,50 euros. Un montant pris en charge à 60% par l’Assurance maladie et 40% par les complémentaires santé.
La moitié de la population française exposée
Toutefois, l’accord prévoit une limite : si le nombre de dépistages de cadmium prescrits par les médecins dépasse le volume des dépistages du plomb, de nouvelles négociations pour diminuer le tarif seront organisées, a précisé le syndicaliste.
En France, en 2025, près de la moitié de la population présentait des niveaux d’exposition au cadmium supérieurs aux valeurs sanitaires de référence, alertait l’Anses. Ce métal lourd est classé comme cancérogène, mutagène et toxique pour la reproduction. Or, l’exposition à ce polluant, notamment en mangeant des céréales ou du pain qui ont nécessité des engrais phosphatés, est jugée préoccupante pour les Français de tout âge.









