- Des chercheurs de l’université de Pennsylvanie ont mis au point un chewing-gum qui serait capable de réduire les risques contre les cancers ORL.
- Fabriqué à partir de haricots génétiquement modifiés, il serait capable de réduire la présence de micro-organismes impliqués dans ces types de cancers.
- Dans « Bonjour ! La Matinale TF1 », le Dr Vincent Valinducq nous explique sur cette nouvelle étude.
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Bonjour ! La Matinale TF1
Et si un simple chewing-gum était capable de réduire les risques de cancer ? Des chercheurs de la Faculté de médecine dentaire de l’université de Pennsylvanie ont mis au point une gomme capable de combattre trois micro-organismes connus comme facteurs aggravant le pronostic des cancers ORL. « Il s’agit notamment de ceux qui sont liés à un virus comme le papillomavirus (HPV) et d’autres bactéries dangereuses pour la bouche »
, détaille le Dr Vincent Valinducq dans « Bonjour ! La Matinale TF1 » ce mercredi 29 avril.
Un chewing-gum à base de haricot
Ce chewing-gum est conçu à base d’extrait de haricot lablab dont les propriétés permettent d’agréger le papillomavirus. « Ils ont également ajouté un peptide qui possède une action antibactérienne pour lutter contre les bactéries dangereuses qui peuvent avoir un lien avec un cancer ORL »
, ajoute le médecin.
Durant leurs tests, les scientifiques ont déposé leur chewing-gum dans deux tubes à essai : l’un avec de la salive de patients atteints de cancers ORL et l’autre avec un produit de rinçage. « Les résultats montrent qu’il y a une diminution de 93 % du taux de HPV dans le tube à essai avec la salive »
, commente le chroniqueur santé, qui explique qu’il a été réduit de 80 % dans l’autre. « Autre point très positif : plus de 99 % des bactéries dangereuses ont été éliminées au niveau de la bouche »
, ajoute-t-il.
Un pouvoir à la fois curatif et préventif
Les résultats des tests des chercheurs semblent prometteurs, tant sur le plan curatif que préventif. « On pourra, en plus des soins habituels, proposer aux patients atteints de ce cancer de prendre ce chewing-gum pour éviter les récidives et les rechutes »,
détaille le Dr Vincent Valinducq. D’un point de vue préventif, cela permet aux personnes non malades de nettoyer les bactéries en bouche. « Nos résultats confirment l’intérêt de poursuivre les essais cliniques de ces thérapies, soit en complément des traitements actuels, soit à titre prophylactique pour prévenir l’infection et la transmission »,
précisent les auteurs de l’étude.
Si cette découverte suscite de l’espoir dans la prévention des cancers ORL, le médecin rappelle qu’il faut veiller à l’apparition de symptômes, surtout si ces derniers durent plus de trois semaines. « Un aphte, une voix modifiée, une douleur de gorge, des saignements de nez prolongés… On doit consulter car plus c’est diagnostiqué tôt, plus le pouvoir de guérison est bon »,
conclut-il.

