En 2022, Georges, un homme de 77 ans très actif, est pris en charge à l’hôpital Gustave-Roussy, à Villejuif (Val-de-Marne). Opéré trois ans plus tôt, son mélanome a métastasé aux os et aux poumons. Un chirurgien lui pose une prothèse du fémur. Puis le patient (il n’a pas souhaité donner son nom de famille) reçoit trois perfusions d’immunothérapie, cette famille de traitements qui réarme les défenses immunitaires pour qu’elles détruisent les cellules tumorales.
Georges ne recevra pas les doses suivantes prévues. « J’avais des nausées et ne pouvais rien avaler, j’ai dû être nourri par perfusion, confie-t-il. Et j’ai développé des taches rouge vif qui s’étendaient sur tout le corps, j’étais épuisé… Jusqu’au jour où j’ai été pris de violents tremblements, avec une fièvre élevée, une baisse de l’oxygénation et des globules rouges… » Ce patient, en réalité, a développé une grave atteinte du foie (hépatite) liée à l’immunothérapie. Transféré en urgence en réanimation à Gustave-Roussy, il recevra l’antidote habituel, un traitement par corticoïdes, et se rétablira en quelques semaines. L’immunothérapie fera son effet : il peut aujourd’hui voyager, faire de longues randonnées…
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