- « Le Jugement dernier » de Michel-Ange nécessite une grande opération de restauration.
- La fresque est abîmée à cause de la sueur des visiteurs de la chapelle Sixtine.
- Dans « Bonjour ! La Matinale TF1 », le journaliste Adrien Portron nous explique le phénomène.
Une fresque abîmée à cause… de la transpiration. Depuis la fin du mois de février, une opération de restauration de cinq semaines a débuté à la chapelle Sixtine (nouvelle fenêtre), au Vatican. « Le Jugement dernier », la célèbre fresque de Michel-Ange, réalisée entre 1536 et 1541, est victime de la sueur des touristes ! « Ce n’est pas une blague »
, commente Adrien Portron dans « Bonjour ! La Matinale TF1 », ce jeudi 5 mars, qui rappelle que la chapelle Sixtine reçoit 25.000 visiteurs par jour. Au fil des années, les nombreux touristes venus admirer la basilique Saint-Pierre transpirent de plus en plus. « Le changement climatique provoque une hausse des températures à l’intérieur du musée et la sueur produit de l’acide lactique et cela crée ce voile en superficie »
, explique à France Inter
(nouvelle fenêtre)Fabio Moresi, qui dirige la recherche scientifique aux musées du Vatican. Résultat : l’accumulation de la sueur des visiteurs a provoqué l’apparition d’une fine pellicule blanche qui estompe les couleurs de la célèbre fresque.
Comment la sueur peut-elle attaquer la fresque de la chapelle Sixtine ?
« Le nettoyage permettra d’éliminer la fine pellicule, invisible à l’œil nu, et de redonner toute leur splendeur aux couleurs de Michel-Ange »
, précise un communiqué du Vatican relayé par l’AFP. Barbara Jatta, directrice des Musées du Vatican, compare ce voile à « une cataracte ». Si ces travaux représentent une opération de restauration d’envergure inédite, le déroulement des travaux est plutôt rassurant. « La technique est simple, mais sûrement très dure à réaliser »
, note Adrien Portron. Paolo Violini, responsable des restaurations, assure à France Inter que la pellicule s’enlève facilement. « On passe de l’eau distillée au pinceau, on applique un papier léger qui adhère à la fresque, le dépôt blanchâtre y reste collé et la fresque est restaurée »
, détaille-t-il. Le chantier mobilise une quinzaine de personnes et permet aussi de redécouvrir certains détails de l’œuvre du XVIe siècle. « Regardez cette jambe, initialement, il l’avait dessinée plus à gauche, puis il a réalisé que vu d’en bas, cela n’irait pas, alors il l’a repeinte »
, confie Fabrizio Biferali, à la tête du département Art de la Renaissance. Selon France Inter
, les travaux seront terminés à la semaine de Pâques. Mais, il faudra certainement renouveler la même opération de restauration d’ici une vingtaine d’années.











