- L’Iran communique particulièrement à propos du missile Khorramshahr, d’une portée pouvant aller jusqu’à 3.000 kilomètres.
- Une démarche qui survient alors que le nombre de missiles lancés par jour par le régime islamique a considérablement baissé.
Avec une portée de 3.000 kilomètres, le missile Khorramshahr à disposition de l’Iran soulève plusieurs questionnements. S’il était tiré depuis sa frontière ouest, il pourrait hypothétiquement atteindre une zone plus éloignée en Europe, et donc plus proche de la France. Mais cela pourrait-il changer la nature de la situation en Iran ?
« C’est très intéressant de voir la communication faite par le gouvernement iranien sur ce missile, au moment où le nombre de missiles lancés a considérablement baissé. Il y a une baisse de volume. Ils ont de moins en moins de missiles à lancer, surtout de moins en moins de lanceurs »
, répond sur LCI le général Dominique Trinquand, ancien chef de la mission militaire de l’ONU, dans une séquence à retrouver dans la vidéo en tête de cet article.
À son sens, il ne s’agit là que d’une stratégie visant à montrer que le régime islamique tient le coup dans la guerre qui l’oppose aux États-Unis et à Israël. S’il reconnaît que le missile, avec ses sous-munitions, peut théoriquement faire beaucoup de dégâts.
« Ce qui serait intéressant, c’est de voir ce que ça fait au sol »
, ajoute-t-il. Un missile de ce type a en effet été intercepté dans la nuit du 5 au 6 mars dans le ciel d’Israël, ne causant ainsi aucun dégât, malgré l’explosion dans les airs de nombreuses sous-munitions.











