Le président vénézuélien Nicolas Maduro enlevé lors d’une opération américaine
L’opération « Absolute Resolve » (« détermination absolue ») a débuté vendredi, à 22 h 46, heure de Washington (4 h 46 samedi à Paris). Moins de six heures plus tard, le président américain Donald Trump annonçait la capture du dirigeant vénézuélien, Nicolas Maduro.
L’homme au pouvoir au Venezuela depuis 2013 est arrivé sur le sol américain samedi peu après 17 heures (23 heures à Paris), avant d’être transféré dans les locaux de l’agence antidrogue américaine puis d’être conduit dans une prison fédérale de Brooklyn, à New York. Nicolas Maduro devra répondre d’accusations liées au « narcoterrorisme », mais c’est l’accès aux vastes ressources pétrolières qui semble surtout préoccuper M. Trump. Le président américain a par ailleurs assuré que les Etats-Unis allaient « diriger [le Venezuela] jusqu’à ce que [les Etats-Unis puissent] effectuer une transition sûre, appropriée et judicieuse ».
A l’issue du week-end, de nombreuses questions restaient en suspens : Qui prendra la succession de Nicolas Maduro au Venezuela ? Quelle sera la présence des Etats-Unis dans le pays en attendant ? Le bilan humain de l’opération restait par ailleurs incertain.
En France, la position d’Emmanuel Macron sur l’enlèvement de Nicolas Maduro critiquée
Samedi soir, Emmanuel Macron a publié sur X un message dans lequel il se réjouit du fait que « le peuple vénézuélien est aujourd’hui débarrassé de la dictature de Nicolas Maduro », sans évoquer la mission américaine qui s’est conclue par l’enlèvement du président vénézuélien. L’entourage de M. Macron a fait savoir peu après qu’avait été pris « acte de l’opération » menée par les Etats-Unis.
Le ministre des affaires étrangères Jean-Noël Barrot avait, lui, précédemment condamné une opération qui « contrevient » au droit international.
« La prise de position de Macron n’est pas la voix de la France. Il nous fait honte. Il abandonne le droit international », a déploré Jean-Luc Mélenchon. Le premier secrétaire du Parti socialiste, Olivier Faure, a estimé que « notre président ne peut pas se comporter comme un simple porte-parole de la Maison Blanche ». Le secrétaire national du Parti communiste, Fabien Roussel, a même qualifié le message de M. Macron de « honte ultime ».
Le vice-président du Rassemblement national, Sébastien Chenu, a lui critiqué un président qui « a du mal à parler de la souveraineté des Etats » et « est aligné sur tout le monde et sur personne ».
Incendie de Crans-Montana : 9 Français sont morts ; une enquête ouverte contre les gérants français du bar
Neuf Français ont trouvé la mort dans l’incendie d’un bar de Crans-Montana, en Suisse, la nuit de la Saint-Sylvestre, a annoncé dimanche le Quai d’Orsay, ajoutant que 23 ressortissants français blessés ont par ailleurs été pris en charge.
Les autorités suisses ont annoncé, samedi, l’ouverture d’une enquête pénale contre les deux gérants français du bar Le Constellation. Ces derniers sont accusés d’« homicide par négligence, de lésions corporelles par négligence et d’incendie par négligence ».
L’enquête devra établir la responsabilité de ce couple, Jacques et Jessica Moretti, dans le drame vraisemblablement provoqué, selon l’enquête, par des bougies incandescentes fixées sur des bouteilles de champagne placées trop près du plafond du sous-sol de l’établissement.
La France et le Royaume-Uni ont mené des frappes conjointes contre l’organisation Etat islamique en Syrie
Paris et Londres ont annoncé dimanche avoir mené samedi soir des frappes contre des positions de l’organisation Etat islamique (EI) en Syrie.
« Empêcher la résurgence de Daech » est « un enjeu majeur pour la sécurité de la région », a défendu l’état-major français dans un message publié sur son compte X, sans plus de détail. Ces frappes sont intervenues dans le cadre de l’opération « Inherent Resolve » (OIR), la coalition internationale antijihadiste coordonnée par les Etats-Unis, est-il précisé dans ce message, qui est accompagné d’une vidéo des frappes.
Le ministère britannique de la défense a fait état d’une frappe contre un site souterrain en Syrie soupçonné d’être utilisé par l’EI. Cette attaque a eu lieu dans les montagnes situées au nord de l’ancienne cité de Palmyre, dans le centre du pays, contre une installation servant « très probablement à stocker des armes et des explosifs », a-t-il indiqué dans un communiqué.
En Iran, l’ayatollah Khamenei estime que les revendications économiques des manifestants sont « justes », mais promet de réprimer les « émeutiers »
Le Guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, s’est exprimé, samedi, sur les manifestations qui ont actuellement lieu dans le pays, et jugé que les revendications économiques des participants étaient « justes ». « Nous dialoguons avec les manifestants (…) mais il est inutile de dialoguer avec les émeutiers. Ces derniers doivent être remis à leur place », a toutefois affirmé le Guide suprême.
Le mouvement, initialement lié au coût de la vie, a débuté le 28 décembre 2025 à Téhéran, où des commerçants ont fermé boutique pour protester contre l’hyperinflation et le marasme économique, et s’est depuis élargi à des revendications politiques. Au moins 12 personnes ont été tuées depuis lors d’affrontements, dont des membres des forces de sécurité, selon un bilan qui s’appuie sur des annonces officielles.
La contestation touche ou a touché, à des degrés divers, au moins 30 villes iraniennes, essentiellement petites et de moyenne taille, selon un décompte de l’Agence France-Presse (AFP) fondé sur les annonces officielles et des médias.











