Comment protéger les citoyens d’un choc sur le coût de l’essence ou du diesel ? Le gouvernement français s’évertue à trouver des solutions pour atténuer la hausse récente des prix des carburants, qui ont bondi de façon spectaculaire depuis le début de la guerre au Moyen-Orient. L’opération consistant surtout à ne pas toucher aux recettes fiscales.
L’entourage du premier ministre, Sébastien Lecornu, avait évoqué, mercredi 11 mars, un « plafonnement des marges » ou la possibilité de « lisser les hausses et les baisses », mais, jeudi, une réunion entre le gouvernement et les distributeurs à Bercy n’a débouché sur aucune décision concernant un éventuel encadrement des prix. Seules quelques initiatives privées (Total, Leclerc) ont conduit à des plafonnements ou des baisses ponctuelles, au moment où, en moyenne, selon les calculs de l’AFP, le litre de SP95-E10 coûtait, jeudi, en France, 1,87 euro et celui de gazole, 2,03 euros.
Comment font les autres pays européens, alors que, partout sur le continent, automobilistes et routiers professionnels font face à des surcoûts considérables ? Certains, comme en France, cherchent des solutions indolores pour les finances publiques. Mais d’autres sont plus volontaristes.
Royaume-Uni : gel maintenu des prix énergétiques
Pas de mesure spéciale pour l’heure outre-Manche, où les prix du gaz et de l’électricité sont déterminés, quatre fois l’an par le régulateur, l’Office of Gas and Electricity Markets. Ce dernier dévoilera le nouveau plafond le 1er avril, qui vaudra pour la période avril-juin. Le gouvernement a annoncé que ces plafonds resteront basés sur les prix du marché avant la guerre en Iran. Les prix à la pompe – 1,40 livre (1,62 euro) pour le litre d’essence et 1,58 livre (1,83 euro) pour le litre de diesel en moyenne le 12 mars, selon le site Fuel Finder UK – bénéficient d’un gel des taxes depuis déjà quelques années.
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