- L’engin de 225 kg détecté sur un chantier de Colombes a finalement été détruit ce dimanche après-midi.
- Près de 15.000 personnes ont été évacuées pour réaliser la manœuvre.
- Suivez l’opération dans le reportage TF1 en tête de cet article.
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Le 20H
« Pour votre sécurité, il vous est demandé de quitter immédiatement votre logement »
, lance un gendarme vers 7h du matin, dimanche 19 avril à Colombes, dans les Hauts-de-Seine. Près de 15.000 habitants des villes de Colombes, Bois-Colombes et Asnières sont évacués une bonne partie de la journée après la découverte d’une bombe datant de la Seconde Guerre mondiale sur un chantier de la commune.
Peu après 15h, les démineurs s’apprêtent à passer à l’action. Ils doivent mettre hors d’état de nuire cette « bombe aérienne de 225 kilos »
qui contient « 100 kilos d’explosifs »
selon la secrétaire générale de la zone de défense de Paris, Béatrice Steffan. Place au déminage, suivi par l’une de nos équipes sur place dans la vidéo en tête de cet article.
Bombe enfouie
Sur le chantier où elle avait été découverte, les démineurs de la préfecture de police ont dû déplacer dans un premier temps la bombe de 225 kg. Elle est ensuite chargée d’explosifs avant d’être enfouie sous quatre mètres de profondeur et recouverte de sable.
Dans le reportage en tête de cet article, on peut voir l’explosion de cet engin vieux de 80 ans. Même si elle est enfouie sous terre, une épaisse fumée blanche s’en échappe. Ce qu’il en reste ? Juste « un morceau qui était situé à l’arrière »
, explique Alexandre Brugère, préfet des Hauts-de-Seine.
Protéger les habitations
Opération réussie. Ce n’est pas la première en France, et ce ne sera pas la dernière. Une question demeure : comment vraiment protéger les immeubles alentours d’une telle explosion ?
« L’ensemble du sable qu’on a mis par-dessus a pour finalité d’arrêter les éclats et d’arrêter les ondes de choc qui sinon se seraient propagées en extérieur, avec un ensemble de tranchées qui évite aussi la transmission de l’onde de choc au niveau du sol »
, détaille Christophe Pezron, directeur du laboratoire central de la préfecture de police (LCPP).
Ces tranchées creusées par les démineurs ont en effet empêché les vibrations de l’explosion de s’étendre et d’atteindre notamment des réseaux de gaz à proximité.
À 200 mètres seulement, une fois le quartier sécurisé, Mehdi et ses enfants rentrent chez eux après avoir dû être évacués toute la journée. « Sacrée logistique ! Chez mon oncle, on a entendu la déflagration en fait, c’est impressionnant ! »
, s’exclame le père de famille. Comme Mehdi, l’ensemble des habitants ont pu regagner leur logement dimanche soir. Chaque année, des centaines de tonnes de munitions des deux guerres mondiales sont retrouvées, bien souvent sur des chantiers.

