- L’entreprise Dyson, réputée pour ses sèche-cheveux et ses aspirateurs, a puisé dans son savoir-faire pour produire des fraises avec une méthode révolutionnaire.
- À la plus grande surprise des consommateurs anglais comme français.
- Regardez ce reportage des correspondantes de TF1 au Royaume-Uni.
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Le 13H
Quel est le point commun entre un sèche-cheveux, un aspirateur sans fil et une fraise ? Pas grand-chose. Et pourtant, derrière ces produits très différents, une célèbre entreprise d’électroménager est à la manœuvre. Dyson s’est lancée dans l’agriculture, à la plus grande surprise des consommateurs, anglais comme français. « Mais c’est pas la même marque ? C’est la même marque ? Ils font des fraises ? »
, s’esclaffe une jeune fille dans le reportage du JT de TF1 visible en tête de cet article. Un couple, lui, ironise : « Est-ce qu’une fraise aspire de la poussière ? Ça, ce serait assez drôle »
.
Ces fameuses fraises, qui n’ont pas fini de surprendre, ou de faire craindre une agriculture sans paysans, poussent à l’est de l’Angleterre sous des serres de plus de 100.000 m². Elles sont récoltées par d’infatigables robots, des petits bijoux de technologie. « Là, ils sont en train de scanner les fraises. Chaque bras bouge le long de la rangée. Ils regardent tous les fruits. Chacun des deux bras va choisir une fraise, analyser si elle est mûre et la cueillir. Avant une dernière inspection à 360 degrés »,
explique face à notre caméra Daniel Cross, directeur général de Dyson Farming.
Grâce à cette technologie, l’entreprise promet des fraises toute l’année avec le même niveau de maturité et le même goût
Grâce à cette technologie, l’entreprise promet des fraises toute l’année avec le même niveau de maturité et le même goût
Elise Stern, correspondante de TF1 au Royaume-Uni
Mille deux-cent-cinquante tonnes de fraises sont cultivées ici chaque année. Chaque section de la serre est chauffée et éclairée en décalé pour reproduire différentes saisons et étaler la récolte. « Grâce à cette technologie, l’entreprise promet des fraises toute l’année avec le même niveau de maturité et le même goût »,
indique Elise Stern, la correspondante de TF1 au Royaume-Uni, qui après les avoir goûtées, l’admet : « Elles sont étonnamment sucrées ».
« Même si elles ne valent pas les gariguettes en pleine saison »,
tempère-t-elle.
Dans un autre labo, les agriculteurs-ingénieurs travaillent à maximiser le rendement avec un système de plantation verticale qui permet de faire pousser deux fois et demie plus de fraises. Des structures en aluminium tournent pour répartir la lumière du soleil sur chaque plant. L’entreprise a puisé dans son savoir-faire. « C’est un exemple de ce que nos ingénieurs ont conçu de A à Z. Nous avons installé des capteurs un peu partout dans les deux anneaux. Ils mesurent le niveau de lumière, de gaz carbonique, l’humidité et la température »
, détaille Angus Thompson, responsable des opérations de la serre.
Ces fraises coûtent 5 euros la barquette, c’est un peu plus cher que les importations espagnoles ou marocaines. Pour rester rentable, l’équipe réduit ses coûts en énergie, avec notamment un méthaniseur qui utilise les cultures des champs environnants. « Nous les transformons en biométhane, un gaz qui est ensuite converti en électricité. Le processus dégage de la chaleur et c’est cette chaleur qui nous permet de chauffer un million de plants de fraises »
, souligne Daniel Cross.
Avec ces fraises locales et moins polluantes, la demande est au rendez-vous. Pour sécher la concurrence, le nombre de serres va doubler dans les prochains mois.











