- Des nouvelles évacuations ont eu lieu dans le Var, en raison de l’incendie aux alentours du massif du Gros Bessillon, portant le chiffre à 2.800 délogés.
- Pour certains habitants, c’est la quatrième fois depuis que les feux se sont déclarés il y a 12 jours.
- Une équipe du 20H de TF1 a rencontré des habitants fatigués des allers-retours successifs.
Suivez la couverture complète
Canicule, vagues de chaleur, sécheresse, incendies… Un été 2026 de tous les dangers en France
Ajoutez TF1info à vos sources sur Google
Après un court répit de trois jours, les incendies dans le Var ont repris en intensité vendredi et samedi, avec 1.800 hectares brûlés en quelques heures. Si ce nouvel incendie est « stabilisé »
, a indiqué le préfet du Var Simon Babre ce samedi 1er août, 2.800 personnes ont été contraintes de quitter leur domicile. Pour certains, cette situation s’est déjà produite à plusieurs reprises.
Chantal et Patrick, des habitants de Montfort-sur-Argens interrogés par une équipe du 20H de TF1, en ont fait la bien mauvaise expérience. « C’est la quatrième fois qu’on est évacués. Mardi, il a fallu qu’on évacue, jeudi, dimanche et là, hier encore »
, affirme, résignée, la retraitée, alors que le feu s’est arrêté à quelques mètres de sa maison, comme le montre la vidéo en tête de cet article. Mais la Varoise relativise :« Bien sûr, on se dit que la maison est là. On remercie énormément les sapeurs-pompiers ».
On vient de nous dire qu’on ne pourra pas rentrer ce soir. Alors on est bien obligés de rester là
On vient de nous dire qu’on ne pourra pas rentrer ce soir. Alors on est bien obligés de rester là
Martine, une habitante de Brignoles interrogée par TF1
Si le couple a pu regagner sa maison, tous ne sont pas logés à la même enseigne. Dans une autre commune, à Brignoles, un couple de personnes âgées est coincé dans un local municipal. « On est un petit peu fatigués parce que mon mari est très malade. Et moi, je ne suis pas très bien non plus, donc on est obligés d’attendre. On vient de nous dire qu’on ne pourra pas rentrer ce soir de toute façon. Alors on est bien obligés de rester là »
, se désole Martine, fataliste.
À quelques encablures de là, Carole a dû abandonner son écurie en toute hâte la nuit dernière, contrainte d’y laisser ses chevaux. « On était aux fenêtres en regardant les fumées de loin. Et d’un coup, on a reçu une autre alerte qui nous a dit vraiment d’évacuer. J’ai une douleur qui est là »,
déclare cette habitante.









