- Suite à la montée des eaux, l’eau du robinet est interdite à la consommation dans sept communes du sud de la Gironde.
- Les équipes du 13H de TF1 sont allées dans deux de ces villes, où les habitants doivent user du système D pour pouvoir boire de l’eau potable.
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La France sous la pluie, des crues majeures dans l’ouest
La double peine pour les locaux. Une cinquantaine d’habitations sont encore cernées par les eaux. Avec son 4×4, un habitant s’improvise livreur car depuis dimanche dernier, l’eau du robinet n’est plus potable sur la commune de Sainte-Croix-du-Mont (Gironde). « Je descends à mi-chemin de la colline sur un plateau et on finit le reste à pied, qui est vraiment très abrupt. On fait les allers-retours en 4×4 et à pied dans la colline »
, nous explique-t-il. Le ravitaillement est périlleux, aucune route n’est praticable pour ces habitants. « C’est bien, on se fait distribuer de l’eau gentiment. On se voit mal descendre la pente avec les packs d’eau. En fait, ça glisse tellement que là c’est pas possible »
, témoigne une habitante coincée. « On fait la vaisselle avec l’eau bouillie, on fait avec des bouteilles d’eau minérale qu’on nous a ramenées gentiment aussi. C’est un peu compliqué, oui »
, assure une autre.
L’eau potable est contaminée à Saint-Maixant Le système de filtration de l’eau a été endommagé par les inondations. Ici, la distribution s’organise en urgence pour les 2.000 habitants. Chaque jour, 300 personnes inquiètes défilent ici pour refaire le plein d’eau. « On ne peut plus servir de l’eau, c’est dangereux. Il n’y en a plus non plus au supermarché depuis deux jours. C’est pas facile quand même à vivre »
, témoigne une femme âgée. « Nous avons d’abord eu une coupure d’électricité qui a duré plus de 48 heures. Et après le problème de l’eau qui s’est greffé par-dessus, donc la vie est un peu compliquée »
, reconnaît un autre.
« On est obligés de rationner pour qu’il y en ait pour tout le monde et que chaque foyer puisse avoir sa quantité journalière. Donc on essaie de distribuer un peu au compte-gouttes, mais on distribue quand même »
, nous explique Valérie Bonnet, directrice générale des services techniques de Saint-Maixant.
Plusieurs sinistrés sont tombés malades dans ce secteur. C’est le cas de Lucie et ses enfants. Leur quotidien, déjà bouleversé par les inondations, est encore plus compliqué. « On s’est dit, il y a un problème et le lendemain on a eu mal au ventre. Moi, ma fille »
, nous explique la mère de famille.
La situation risque de perdurer plusieurs jours. Tant que la décrue n’est pas terminée, les travaux sont impossibles à effectuer sur le réseau d’eau.










