« Je cherche un petit frigo pas cher pour un studio », « Les produits nettoyants pour vitrocéramique sont-ils sans danger pour l’induction ? », « Quel est le meilleur lave-linge silencieux pour tourner la nuit ? » Chaque jour, Gaëtan Delorme-Guillon pose une batterie de questions à des assistants d’intelligence artificielle (IA) comme ChatGPT. Pourtant, ce trentenaire ne s’apprête ni à déménager ni à équiper son appartement. Responsable du trafic sur le site d’e-commerce Cdiscount, ce Bordelais interroge, avec son équipe, depuis octobre 2025, les moteurs d’IA en se mettant à la place des consommateurs. Objectif : préparer son entreprise à la révolution du shopping sur ChatGPT, Gemini et autres outils d’intelligence artificielle.
Le secteur du commerce fait le pari que, à terme, les particuliers ne prendront plus la peine de naviguer sur le site d’une marque ou d’un distributeur : ils délégueront leurs courses à une IA. « Un client entrera sa liste de courses et l’IA passera commande en optimisant les coûts auprès de plusieurs enseignes, imagine Philippe Palazzi, directeur général du Groupe Casino. Des choses qu’un humain ne peut pas faire, sauf à y consacrer des heures. Et, un jour, il dira même : “Je reçois mes enfants à dîner, dont un végan et un qui mange des aliments protéinés, il me faut des courses et des recettes, j’ai un budget maximal de 150 euros, et le repas est dans deux jours.” » Autrement dit, un service intégralement pris en charge par l’IA, livraison comprise.
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