- Selon une étude réalisée par Voltalis, un dispositif d’économies d’énergie, les Français ont dépensé en moyenne 415 euros cet hiver pour se chauffer.
- Mais la différence varie du simple au double entre le nord et le sud de la France, en raison de la météo.
- D’autres facteurs entrent en jeu pour alléger les factures : la qualité de l’isolation, les équipements de chauffage et les comportements de consommation.
Combien ça coûte de se chauffer (nouvelle fenêtre) en France ? Et est-ce que les factures sont les mêmes partout ? Voltalis, un acteur qui propose des solutions d’économies d’énergie via des thermostats connectés notamment, vient de publier un baromètre des villes françaises à la sortie de l’hiver 2025/2026. Selon ces chiffres, les Français ont dépensé en moyenne 415 euros de chauffage cet hiver.
L’étude porte sur la comparaison des consommations dans des logements de 90 mètres carrés entre le 13 octobre 2025 et le 15 février 2026 en prenant le seul coût de l’électricité, au tarif réglementé, précise Voltalis.
Jusqu’à 214 euros d’écart entre le nord et le sud
Mais les factures varient du simple au double (jusqu’à 214 euros d’écart) selon plusieurs facteurs, et notamment entre le nord et le sud de la France en raison des conditions météorologiques. « Les villes les plus économes sont effectivement celles où l’hiver est plus doux
, relève Voltalis, mais l’inverse n’est pas vrai : un climat froid ne rime pas automatiquement avec facture élevée
. »
Parmi les villes où les factures sont les moins élevées, on trouve en effet plusieurs villes du sud de la France : 295 euros à Perpignan, 310 euros à Montpellier et 311 euros à Nice. Et à l’inverse, les factures les plus lourdes se trouvent au nord : 509 euros à Chalon-sur-Saône, 499 euros à Bourg-Saint-Maurice, 496 euros à Strasbourg et 491 euros à Paris.
Températures mais aussi isolation et pratiques de chauffage
Mais la météo n’est pas le seul élément qui vient faire varier la facture. « Au-delà des températures, ce sont aussi les habitudes de chauffage, la performance énergétique et la capacité à ajuster sa consommation qui influencent réellement le montant de la facture
« , écrit Voltalis. Les travaux de rénovation énergétique et l’isolation font beaucoup varier les factures.
Ainsi, si Bourg-Saint-Maurice, ville de montagne où il fait froid, fait partie du top 3 des factures les plus élevées avec 499 euros, d’autres villes où les hivers sont rudes n’atteignent pas cette somme : 460 euros à Belfort et 478 euros à Gap.
« Alors que le chauffage représente jusqu’à 60% des consommations d’énergie d’un ménage, le simple fait de lire sa facture fait économiser 3 à 5%
, assure Voltalis. Et s’il s’équipe d’un thermostat connecté, un foyer peut économiser en moyenne une mensualité
. »
« Cette étude apporte un éclairage intéressant sur les dépenses de chauffage électrique cet hiver, mais il faut la lire avec quelques précautions
, commente un spécialiste des sujets liés à l’électricité. Elle repose sur les données d’un panel de clients équipés d’une solution de pilotage de la consommation, ce qui n’est pas nécessairement représentatif de l’ensemble des logements chauffés à l’électricité en France
. »
« Le message principal reste donc valable : l’électrification du chauffage peut s’accompagner d’une bonne maîtrise des dépenses si elle va de pair avec des logements performants et des outils de pilotage permettant d’ajuster la consommation »,
estime encore cette source.
Le gouvernement doit présenter au printemps un grand plan d’électrification des usages et des annonces sont aussi attendues côté logement, sur la rénovation énergétique.












