Depuis sa scission, en décembre 2024, Vivendi ne déchaîne pas les foules. Son action stagne à la Bourse de Paris, pénalisée par les interrogations sur l’intérêt d’une opération qui a transformé le groupe de Vincent Bolloré en une société purement financière, détenant simplement des participations dans quelques entreprises, dont environ 15 % au capital d’Universal Music Group (UMG), numéro un mondial de la musique.
Officiellement, cette scission devait réduire la décote dont souffrait le conglomérat de l’homme d’affaires. C’est raté : alors que la part de 9,94 % dans UMG vaut 4,4 milliards d’euros, la capitalisation boursière de Vivendi n’est que de 2,6 milliards. Et c’est sans compter l’option de 4,65 % supplémentaires détenue par le groupe sur UMG depuis décembre 2024.
Cette étrange situation n’a pas échappé au fonds Independent Franchise Partners (IFP). Cette société d’investissement londonienne, fondée en 2009 par des anciens de la banque américaine Morgan Stanley, a acheté 5,37 % du capital de Vivendi, selon un avis de l’Autorité des marchés financiers publié lundi 31 mars, soit un investissement de 140 millions d’euros. Elle devient ainsi le deuxième actionnaire du groupe, derrière Vincent Bolloré et ses 29,9 %. Contacté, IFP n’a pas souhaité faire de commentaire sur ses intentions.
Il vous reste 60.62% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.